[Nuits des étoiles 2018] Résumé de l’événement

Bonjour à tous et à toutes,

Vendredi 3 et Samedi 4 août se sont déroulées à Cergy les Nuits des Étoiles, événement national organisé par l’Association Française d’Astronomie (AFA) ! Cette manifestation annuelle, organisée de concert par l’AFA et les associations locales, est un événement qui permet de présenter l’astronomie à un large public, amateurs comme passionnés.
Astrum, en partenariat avec le Centre Astronomique des Yvelines (http://observatoiredetriel.com/), a pu accueillir plus de 60 personnes par soirée, soit un total de 120 personnes pour l’événement.
Nous avons ainsi pu observer Mars, Venus, Jupiter, Saturne, des étoiles telles qu’Arcturus et Altaïr et même à de multiples reprises l’ISS.

Nous remercions vivement l’Île aux Loisirs de Cergy-Pontoise pour son accueil, ainsi que le Centre Astronomique des Yvelines pour leur soutien, sans lequel l’événement n’aurait pu être possible.
Nous remercions également l’ensemble des participants à l’événement.
Vous pourrez trouver les images de l’évenement ci-dessous.

Nuits des étoiles : Rendez-vous le 3 et le 4 août !

A l’occasion des nuits des étoiles, nous organisons une soirée d’observation ouverte à tous et à toutes.

Programme des soirées :

– Initiation à l’astronomie et à l’astrophotographie

– Observation des astres

Rendez-vous le 3 et le 4 août à à partir de 20h aux étangs de Cergy !

Afin de faciliter les démarches, nous vous inviter à vous inscrire à l’événement en cliquant sur un des lien :

Inscription pour le 3 août : https://www.weezevent.com/nuits-des-etoiles-3-aout

Inscription pour le 4 août : https://www.weezevent.com/nuit-des-etoiles

The Spatial Times : Résumé du 29 juin

Bienvenue à cette sixième édition de The Spatial Times ! Voici le résumé de de ces deux dernières semaines !

Hayabusa 2 : Astéroïde en vu !

Dans notre système solaire, il existe une multitude d’astres. Nous avons le Soleil, les planètes, des planètes naines, des lunes, des astéroïdes… Depuis que nous avons commencé à étudier ces astres, nous avons pu avoir une vision plus précise de notre système solaire. Cependant, il y a une catégorie d’astres qui nous restent mystérieuse : les astéroïdes et plus précisément les astéroïdes Apollon. Ce sont des géocroiseurs où l’apoapside est supérieur à 1 u.a et le périapside est inférieur à 1 u.a. Cela veut dire que la trajectoire de ces derniers coupe celle de la Terre. Ces astéroïdes sont priviligiés car ils passent à proximité de la Terre.

L’astéroïde Ryugu photographié par Hayabusa 2 le 24 juin 2018. Source : JAXA

C’est dans cette volonté d’en découvrir plus sur les astéroïdes que l’agence spatiale japonaise (JAXA) a envoyé le satellite Hayabusa 2 (Falcon Pélerin 2) en 2014 vers l’astéroïde de type Apollon nommé Ryugu (Ryugu fait référence au palais sous-marin de Ryūjin, le dieu dragon de la mer). L’objectif de cette mission est de récupérer des échantillons de Ryugu et de les ramener sur la Terre. Pour ce faire, les agences spatiales française (CNES) et allemande (DLR) qui coopèrent avec la JAXA pour cette mission ont développé un atterrisseur, MASCOT (Mobile Asteroid Surface SCOuT ). Il est à noter que cet atterrisseur est un dérivé de Philae l’atterrisseur de la mission européenne Rosetta. De même, Hayabusa 2 possède aussi trois rovers MINERVA (A, 1B, 2A). Ces derniers sont bourrés de capteurs qui vont analyser en détail l’astéroïde.

Cette semaine, le satellite Hayabusa 2 a réussi à réaliser le rendez-vous avec l’astéroïde Ryugu. Cela a permis au satellite de se placer en orbite autour de Ryugu. Cela a été une parfaite occasion pour prendre en photo l’astéroïde.

Si la mission se déroule normalement, Hayabusa 2 quittera l’orbite de Ryugu en décembre 2019 après avoir fait des prélèvements et ces échantillons reviendront sur la Terre en décembre 2020. Cela nous permettra d’avoir des informations sur la structure et la composition de l’astéroïde.

 

Sources :

https://www.scientificamerican.com/article/japans-hayabusa-2-spacecraft-nears-its-target-the-asteroid-ryugu/

http://www.euronews.com/2018/06/26/japan-s-hayabusa-2-space-probe-snuggles-odd-looking-asteroid-ncna886446

https://fr.wikipedia.org/wiki/Hayabusa₂


Toulouse Space Show : Le Bourget du Spatial !

A l’heure de la relance de la course à l’espace (aussi nommé New Space), les acteurs du domaine spatial se font une coursent pour pouvoir se démarquer et aussi saisir une part de ce marché en pleine explosion. Le Toulouse Space Show qui s’est déroulé entre le 26 juin et le 28 juin a été l’occasion aux différents acteurs de présenter au public les progrès dans ce domaine.

Logo de l’événement. Source : Toulouse Space Show

Les cubesats a été un sujet beaucoup évoqué lors de ce salon. Cela est compréhensible au vu des entreprises qui se lancent dans le secteur du New Space. Nous pouvons citer par exemple l’entreprise OneWeb qui veut placer 640 petits satellites autour de la Terre pour fournir un accès Internet à n’importe quel endroit sur la Terre. Les retombés de ce salon devront se faire ressentir dans les mois à venir.

Sources :

https://www.ladepeche.fr/article/2018/06/12/2816202-toulouse-space-show-veut-emparer-marche-new-space.html

https://www.lesechos.fr/pme-regions/actualite-pme/0301865413977-a-toulouse-lindustrie-spatiale-releve-le-defi-du-new-space-2187070.php

https://actu.fr/occitanie/toulouse_31555/new-space-internationalisation-innovation-toulouse-space-show_17249515.html


JWST : Encore du retard…

Ce jeudi, la NASA a annoncé le retard de lancement du successeur à Hubble, le James Webb Space Telescope. Les retards deviennent de plus en plus critiques. En effet, il y a seulement trois mois, la NASA avait repoussé le lancement pour Mai 2020. L’agence spatiale américaine vient de repousser cela à fin mars 2021.

Cela est dû au retour du Comité de protection des personnes (IRB : Independent Review Board) qui avait annoncé avoir trouvé des erreurs humaines au niveau de la fabrication du télescope. Ces erreurs semblent provenir de maladresse des personnes qui semblent vouloir aller trop vite.

Vue d’artiste du JWST. Source : NASA

Ce retard est d’autant problématique que le coût de développement du télescope a augmenté de 10 %. Nous passons alors d’un budget de 8 milliards de dollars à plus de 8,8 milliards de dollars. Ce coût supplémentaire risque de mal passer pour le congrès américain qui venait tout juste de faire une étude des dépenses pour ce projet.

Sources :

http://spacenews.com/jwst-suffers-another-launch-delay-breaches-cost-cap/

https://www.sciencemag.org/news/2018/06/nasa-s-webb-telescope-delayed-2021


SpaceX : Une petite visite à l’ISS avec un cerveau à son bord

 

Ce vendredi, SpaceX va envoyer son cargo de ravitaillement, la capsule Dragon pour l’ISS, la station spatiale internationale. Cette procédure de ravitaillement de l’ISS est quelque chose qui est en quelque sorte de commun. En effet, ce ravitaillement se fait depuis la mise en place de l’ISS en 1998.

Cependant, la charge utile de ce cargo est un peu particulière. En effet, outre que la capsule Dragon emporte près de 1800 kg d’expériences et environ 1000 kg de ravitaillement, l’ISS va recevoir un nouveau habitant : un tête flottante.

Cimon, l’IA qui va aider les astronautes dans l’ISS. Source : Airbus

Pour être plus précis, Cimon est une IA développée par Airbus qui se base sur le même modèle que l’IA d’IBM, Watson. L’intérêt d’envoyer cet IA est d’aider les astronautes pour les différences démarches à faire. De même, il pourra aider à régler les micro conflits à l’intérieur de l’ISS en faisant des blagues.

Le seul hic à ce cerveau flottant est qu’il n’est pas autonome pour répondre aux questions. En effet, comme pour les IA sur nos smartphones, Cimon a besoin d’être relié à la Terre pour échanger des informations. L’idéal sera qu’il puisse répondre à des questions sans avoir besoin de communiquer avec l’extérieur.

Sources :

https://www.space.com/41028-spacex-launches-cargo-mission-space-station.html

https://www.cbsnews.com/news/spacex-boosts-station-cargo-and-floating-brain-to-orbit/

The Spatial Times : Résumé de la semaine du 15 Juin

Bienvenue à la cinquième édition de The Spatial Times ! Voici le résumé de de ces deux dernières semaines !

Pluton : Et une planète (« naine ») de plus ayant de l’eau !

Une fois de plus, notre système solaire nous réserve encore des surprises. En effet, à l’aide des données de New Horizon, nous avons pu observer la présence de l’eau sur Pluton !

Vue de Pluton. Source : NASA/JHUAPL/SWRI, STUART ROBBINS

Ce qui est atypique avec Pluton est que cette présence d’eau a été trouvée sur les dunes de Pluton. Des dunes qui existent grâce à la très faible gravité de cette planète naine.

 

Source :

https://www.lemonde.fr/sciences/article/2018/06/05/sur-l-etendue-gelee-de-pluton-aussi-il-y-a-des-dunes_5309639_1650684.html

https://www.futura-sciences.com/sciences/photos/astronomie-monde-pluton-vu-new-horizons-528/pluton-eau-pluton-8845/


Mars : Des traces de molécules organiques

On continue les bonnes nouvelles avec la découverte de molécules organiques sur la Mars ! Pour être plus précis, la NASA a annoncé lors de la conférence ce jeudi 7 juin, que Curiosity  a découvert du méthane.

Selfie de Curiosity. Source : NASA/JPL-CALTECH/MSSS

Cette découverte vient une autre découverte de molécules organiques dans l’atmosphère martien. Ces découvertes donnent des pistes sur l’existence de la vie sur Mars. Cependant, il ne faut pas se précipiter sur les conclusions. En effet, il y a une probabilité non nulle que ces molécules découlent de réactions purement physiques et non biologiques.

Il semble préférable d’atteindre les mesures de Curiosity pour avoir des informations sur ces relevés. Espérons que la tempête de sable ne va pas trop durer.

Sources :

https://www.sciencesetavenir.fr/espace/systeme-solaire/mars-la-nasa-annonce-que-curiosity-a-decouvert-du-methane-et-des-molecules-organiques_124774

https://www.nasa.gov/press-release/nasa-finds-ancient-organic-material-mysterious-methane-on-mars


Pollution lumineuse : Enfin une carte mondiale !

Dans le domaine de l’astronomie,  la pollution lumineuse est la pire des ennemis. En effet, elle peut nous éblouir lors d’une exposition directe ou se diffuser sur plusieurs dizaines de kilomètres lorsqu’elle est indirecte.

Les astronomes doivent ruser pour limiter les effets de la pollution lumineuse tout en limitant le déplacement intempestif de leur matériel. Pour avoir une vision claire de la pollution lumineuse, l’association AVEX a mis en ligne des cartes de la pollution lumineuse pour l’Europe.

prévisualisation googlemap
Carte de la pollution lumineuse dans le nord de la France. Source : AVEX

En complément à cette carte, deux chercheurs en écologie de l’université de Nantes ont développé une carte mondiale de la pollution lumineuse. La particularité est qu’elle se base sur l’évolution de cette pollution sur les vingt dernières années à partir des données des satellites. Espérons que cette carte puisse rendre de nombreux services pour le domaine de l’astronomie.

Source :

https://www.cieletespace.fr/actualites/la-premiere-carte-de-l-evolution-mondiale-de-l-eclairage-nocturne-sur-20-ans

The Spatial Times : Résumé de la semaine du 1er Juin

Bienvenue à la quatrième édition de The Spatial Times ! Voici le résumé de cette semaine !

Chang’e-4:  En préparation de la visite de la face cachée de la Lune

Dans le domaine de la course à l’espace, la Chine se démarque par sa rapidité à entreprendre des projets ambitieux.

Nous avons pu découvrir cela avec le projet chinois d’observation de la Lune : Chang’e. Ce projet a été initié en 2007 par Chang’e 1, un satellite qui avait comme missions de cartographier et modéliser en 3D une partie de la Lune.

Cette observation de la Lune ne s’est pas arrêtée à une observation avec des satellites. En effet, la Chine a envoyé en 2013 Chang’e, un rover et un astromobile sur la Lune. C’était la première que l’on envoyait un rover sur la Lune depuis les missions Apollo.

C’est dans cette dynamique que la Chine a initié la mission Chang’e 4 avec l’envoi le 20 Mai 2018 du satellite Queqiao. La mission de Chang’e 4 est de se poser au niveau de la face caché de la Lune. Comme la face caché de la Lune n’est pas observable depuis la Terre. L’agence spatiale chinoise (CNSA) a envoyé le satellite Queqiao pour servir de relais. Il sera placé au point de Lagrange L2 au bout de 6 mois de voyage. Cette position permet au satellite d’être immobile dans le référentiel Terre-Lune. Cela donnera la possibilité au CNSA d’avoir une liaison 24h sur 24 de son rover.

 

Vue d’artiste du satellite Queqiao en position L2. Source : CNSA

Chang’e 4 aura à son bord un grand nombre de capteurs. Nous y retrouvons à titre non exhaustive, des caméras, un spectromètre, un sismomètre, un dosimètre (pour mesurer la quantité d’eau présente) et des instruments de mesure pour le champ magnétique de la Lune.

Si le calendrier de lancement est respecté, Chang’e 4 pourra prendre son envol à la fin de l’année 2018.

La mission Chang’e 4 ne sera pas la dernière mission de ce projet. En effet, la Chine a l’intention d’aller encore plus loin pour les prochaines années avec Chang’e 5. Prévu pour 2019, il aura comme mission de récupérer des échantillons du sol lunaire.

 

Sources

https://www.space.com/40715-change-4-mission.html

https://fr.wikipedia.org/wiki/Queqiao

https://fr.wikipedia.org/wiki/Chang%27e_4


Virgin Galactic  : Le second vol pour le SpaceShipTwo

Le 29 mai 2018, la société Virgin Galactic a fait voler le SpaceShipTwo, un avion-fusée au dessus du désert du Mojave (Californie). Ce dernier a pu atteindre la vitesse Mach 1,9 (environ 2250km/h) et a culminé à 34,9km lors d’un vol de 31 secondes.

SpaceShipTwo en pleine phase de vol. Source : MarsScientific.com & Trumbull Studios

Ce vol est le second vol propulsé de l’avion-fusée de Virgin Galactic en moins de deux mois : en effet, le premier à eu lieu le 5 avril, et a duré 30 secondes pour une vitesse maximale de Mach 1,87 (environ 2220km/h) et une altitude de 25,7km. L’obejctif final est de franchir la ligne de Karman en atteignant d’atteindre l’altitude de 110km avec un vol suborbital.

La particularité du projet de Virgin Galatic est qu’il utilise un avion porteur pour transporter un avion-fusée. Cela permet à la compagnie de réduire les coûts et les dépenses énergétiques. En effet, une partie non négligeable du carburant est utilisé pour que les fusées puissent franchir les couches basses de l’atmosphère.

L’entreprise s’est axée très rapidement (depuis 2004) sur le marché du tourisme spatial avec un ticket d’entrée de l’ordre de 125 000$. Cependant, nous pouvons nous interroger sur la viabilité du projet face des entreprises telle que Blue Origin qui rattrape le retard par rapport à Virgin Galatic.

 

Sources

http://www.air-cosmos.com/second-vol-propulse-pour-le-spaceshiptwo-111463

Virgin Galactic’s SpaceShipTwo Launches Second Successful Flight


Apollo 12 : Mort d’Alan Bean

 

Lorsque l’on parle de la conquête spatial durant la Guerre Froide, nous pensons très rapidement à Spoutnik, à Laïka, à Youri Gagarine du côté soviétique et à Neil Armstrong, à Buzz Aldrin et à Michael Collins du côté américain. Mais il y a des personnes qui sont aussi rentrées dans l’histoire même s’ils sont moins connus par le public.

Il y a un parfait exemple, la mission Apollo 12, la mission qui succède à Apollo 11. L’équipage était constitué de Charles Conrad, Richard Gordon et Alan Bean.

Équipage d’Apollo 12. Source : NASA

Cette mission est la première où des astronautes récupère des morceaux d’un engin spatial humain. En effet, ils avaient comme mission de récupérer des  moreaux de la Lune et aussi des morceaux de Surveyor 3 pour étudier l’usure des pièces dans le milieu lunaire.

La particularité de cette mission est que la NASA aurait retrouvé des traces de vie sur les instruments de Surveyor 3. La présence de micro-organismes sur les appareils de l’atterrisseur peut être expliqué par une mauvaise stérilisation du matériel au décollage ou une mauvaise isolation contre le développement de micro-organismes sur les appareils. Cela a été une des rares fois où les astronautes ont dû être placé en quarantaine.

Après avoir accompli sa mission, Alan Bean a participé avec Jack Lousma et Owen Garriot à la mission Skylab 3.  Ils ont pu étudier le comportement du corps humain lors d’un voyage dans une station spatiale pendant plusieurs semaines.

A la suite de cette mission, Alan Bean pris sa retraite en 1981 pour se consacrer à sa deuxième passion, la peinture.

Alan Bean s’est éteint cette semaine, le 26 mai 2018 à l’âge de 86 ans. Il était le dernier astronaute vivant de la mission Apollo 12.

Si vous voulez découvrir plus en profondeur la vie d’Alan Bean, nous vous conseillons de regarder excellente vidéo du youtuber Stardust dont voici le lien.

 

Sources :

https://www.theverge.com/2018/5/28/17402146/alan-bean-nasa-apollo-12-skylab-astronaut-obituary

https://fr.wikipedia.org/wiki/Apollo_12#Objectifs_de_la_mission

 

Session de travail pour le TB1 du 31 mai 2018

Bonjour à tous et bienvenue au résumé de la séance pour le TB1, le caisson de rangement pour notre lunette astronomique !

Durant cette séance, nous avons pu réaliser une étape importante du projet : La gravure !

Gravure d’une jonction du TB1

Pour obtenir ce résultat, nous avons réaliser une gravure à l’aide de la découpeuse-graveuse laser qui est mis à disposition par LabBoîte. En réglant correctement la vitesse et la puissance du laser, nous avons réussi à obtenir un résultat plutôt concluant.

Prochaine étape : L’assemblage !

The Spatial Times : Résumé de la semaine du 25 mai

Bienvenue à la troisième édition de The Spatial Times ! Voici le résumé de cette semaine !

Emdrive : Impossible semble bien impossible 

Nous vivons dans une société qui est en perpétuelle accélération sur les plans scientifiques et techniques.  Un domaine est particulièrement visé par ces progrès : la propulsion spatiale.

Nous avons réussi à propulser des objets à des vitesses qui nous semblent faramineuses (58,000 km/h pour New Horizon) cela devient ridicule face à la grandeur de notre Univers. En effet, malgré l’amélioration des systèmes de propulsion, nous sommes contraints à visiter Mars, notre voisine, en plusieurs mois.

Il y a un projet qui a succité l’intérêt du secteur : le système de propulsion Emdrive.

Photo de profil du Emdrive. Source : http://emdrive.com/

Emdrive, aussi nommé ElectroMagnetic Drive, est un système de propulsion  qui se base sur la résonance provoquée par des ondes électromagnétiques. Ce propulseur possède deux particularités. Premièrement, ce moteur est capable de fournir une poussée à partir de rien de tout. En effet, durant les premiers tests, on a obtenu une poussée entre 40 μN et 100 μN. Deuxièmement, ce moteur est en théorie impossible car d’après nos théories, il est impossible de créer de la force à partir de rien. On se souvient notamment de la phrase « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme » attribuée à Lavoisier (cette citation est une paraphrase de la citation « Rien ne naît ni ne périt, mais des choses déjà existantes se combinent, puis se séparent de nouveau » d’Anaxagore).

C’est en raison du comportement en contradiction avec nos lois qu’une équipe indépendante du TU Dresden (Allemagne) a réétudié l’Emdrive avec les mêmes conditions expérimentales. Ils sont arrivés à la conclusion que la propulsion provoquée est dû au champ magnétique terrestre. Cela implique que le propulseur ne peut fonctionner.

Même si cette première étude met en défaut le propulseur, il est impossible de statuer définitivement sur la faisabilité d’un tel propulseur. Il est nécessaire d’effectuer d’autres études indépendantes pour en avoir le cœur net.

Si vous avez envie de jeter un petit coup d’oeil avec l’étude de TU Dresden, voici le lien de l’étude : https://www.researchgate.net/publication/325177082_The_SpaceDrive_Project_-_First_Results_on_EMDrive_and_Mach-Effect_Thrusters

 

Sources

https://www.space.com/40682-em-drive-impossible-space-thruster-test.html

https://www.livescience.com/32655-whats-the-fastest-spacecraft-ever.html

https://en.wikipedia.org/wiki/RF_resonant_cavity_thruster

https://www.researchgate.net/publication/325177082_The_SpaceDrive_Project_-_First_Results_on_EMDrive_and_Mach-Effect_Thrusters


Zéro absolu : toujours plus proche

 

Paradoxalement, il est possible d’atteindre des températures de millions de degrés Celsius avec les étoiles mais il est impossible de descendre en-dessous du zéro absolu, soit -273,15°C (0 K).

A cette température, aucune particule ne bouge. Elles sont toutes parfaitement immobiles. C’est à cause de cette parfaite immobilité que cette température ne peut pas être atteinte. On ne peut que s’en approcher.

Une des techniques pour s’en approcher est de bloquer une particule avec des lasers dans toutes les directions. Cela permet d’immobiliser une particule pendant un laps de temps. Cependant, la durée de la stabilisation est inférieure à la microseconde. Cela est dû à l’effet de la pesanteur terrestre qui rend cela instable. Pour contrer cette problématique, la NASA Jet Propulsion Laboratory a conçu le Cold Atom Lab.

Cold Atom Lab (CAL) de la NASA. Source : NASA JPL

Cet appareil va pouvoir descendre au dixième de milliardième de degré Kelvin (10-10 K).

De même, afin de maximiser la durée d’observation, la NASA a envoyé l’objet dans l’ISS pour minimiser la pesanteur terrestre. On passe d’une durée inférieure à la microseconde à une dizaine de secondes.

Cette étude va permettre d’étudier plus concrètement la gravité et l’énergie noire.

 

Sources :

https://www.space.com/40631-nasa-coldest-spot-universe-laser-box.html

https://www.jpl.nasa.gov/news/news.php?feature=7126


 

Galaxies : Détection de galaxies sombres

 

De manière générale, les galaxies sont des corps relativement faciles à observer. En effet, elles sont majoritairement composés d’étoiles.

Cependant, il y a une phase où les galaxies sont difficiles à observer, c’est durant leur phase de formation. Durant cette période, il n’y a pas ou peu d’étoiles dans ces galaxies.

Photo de Quasar 3C 273 qui a été utilisé pour détecter les galaxies sombres. Sources : ESA/Hubble & NASA

Cette phase de formation des galaxies est restée aux yeux des astronomes comme un phénomène difficilement observable .

Le département de Physique de ETH Zurich a réussi à observer six galaxies candidates pour être des galaxies sombres. Nous avons détecté ces galaxies grâce à la réflexions de la lumière provenant de quasars, des corps très lumineux.

Cette technique n’est pas nouvelle mais c’est la première fois que l’on arrive à les observer. Cela va nous permettre d’avoir une meilleur compréhension de la formation des galaxies et aussi de la structure de notre Univers.

 

Sources :

http://www.astronomy.com/news/2018/05/shedding-light-on-dark-galaxies

http://iopscience.iop.org/article/10.3847/1538-4357/aab6aa/meta

The Spatial Times : Résumé de la semaine du 18 mai

Bienvenue à la deuxième édition de The Spatial Times ! Voici le résumé de cette semaine !

Lune de Jupiter : On avait détecté de l’eau sur Europe sans le savoir

Notre système solaire est un système qui possède une très grande diversité d’astres. Nous avons en autres, des comètes, des astéroïdes, des lunes, des planètes et une étoile.  De part sa curiosité,  l’être humain a envie de découvrir ses astres et de les explorer. C’est dans cette démarche que la NASA a envoyé en 1989, la sonde spatiale Galileo. Sa mission était de Jupiter et ses lunes (Io, Europe, Ganymède et Callisto) de 1995 à 2003.

Europe : Une des lunes de Jupiter. Source : Satellite Galileo.
Crédit: NASA/JPL-Caltech/SETI Institute

Et c’est durant les passages de la sonde à proximité d’Europe que les capteurs de la sonde ont envoyé des résultats anormaux. C’est au niveau d’un changement important du champ magnétique d’Europe que la variation a été la plus importante. Elle avait été détecté au périapside d’Europe (le point le plus proche de la planète dans l’orbite), c’est-à-dire à 206 km d’altitude.

Ce n’est que récemment qu’une équipe dirigée par Xianzhe Jia de l’Université du Michigan a étudié de nouveau les résultats de Galileo. Dans leur article publié dans Nature, cette équipe a effectué de façon indépendante des simulations pour simuler le comportement l’éruption d’un geyser d’eau lors du passage de la sonde. Elle est arrivée à une concordance entre les résultats et les simulations.

Ces résultats viennent en compléments aux récentes observations d’Europe qui montre la présence de geysers sur Europe par les observations du télescope Hubble.

Ainsi, nous savons que la lune de Jupiter, Europe, est un astre extrêmement intéressant. En effet, elle possède une quantité d’eau liquide très importante (environ 2,16 fois le volume d’eau sur la Terre) et cette quantité d’eau est accessible en passant par les geysers (Europe est composée d’une épaisse couche de glace qui rendait impossible l’exploration de cette dernière). Cela ouvre de nouvelles perspectives sur Europe avec la possibilité de l’explorer en profondeur.

Il est intéressant de noter que notre regard se tourne de plus en plus vers les lunes de Jupiter. En effet, l’ESA, l’agence spatiale européenne a prévu d’envoyer en 2022, JUICE (JUpiter ICy moons Explorer) pour explorer Jupiter, Ganymede, Callisto et Europe. Au final, les astres pouvant potentiellement abriter la vie ne sont pas si rares.

Sources :

https://www.nature.com/articles/s41550-018-0450-z

https://www.space.com/40575-jupiter-moon-europa-plume-galileo-spacecraft.html

https://www.lodyssey.com/des-geysers-deau-decouverte-sur-europe-par-un-engin-spatial-mort-de-la-nasa/

https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/systeme-solaire-nasa-aurait-detecte-geysers-europe-cette-lune-jupiter-maj-64403/

http://sci.esa.int/juice/

 

Etoiles : Modélisation 3D d’un nuage interstellaire

Dans notre Univers, les nuages interstellaire sont très intéressants du fait qu’ils sont à l’origine des étoiles. Cependant, il était difficile pour notre société d’avoir une bonne compréhension de ces derniers car nous avions pas une vue complète de ces nuages.


Le nuage interstellaire à proximité de Musca, NGC 4372 Crédit : Velimir Popov & Emil Ivanov 2013

Cela est désormais révolu, deux astronomes ont réussi à modéliser en 3D le nuage interstellaire de Musca (Alpha Muscae pour être plus précis qui est dans la constellation de la Mouche).  Ces résultats ont pu être réalisé grâce à l’étude des vibrations magnétiques du nuage.  Ils ont découvert que ce nuage interstellaire est 10 fois plus grand par rapport aux estimations.

Cette découverte va pouvoir donner plus d’informations sur les propriétés physiques et chimiques à l’intérieur d’un nuage interstellaire.

 

Sources :

http://www.latimes.com/science/sciencenow/la-sci-sn-interstellar-cloud-3d-20180510-story.html

https://www.space.com/40544-scientists-map-singing-space-cloud.html

 

SpaceX :  Réussite du lancement de la Falcon 9 Block 5

C’est ce 13 mai que la fusée Falcon 9 Block 5 a été lancée avec succès et elle a mis en orbite le premier satellite de télécommunications géostationnaire du Bangladesh, Bangabandhu-1 .

Falcon 9 Block 5 au décollage. Source : SpaceX

Cette fusée est une petite révolution à elle seule. En effet, cette dernière possède un bon nombre d’améliorations qui rendent la Falcon 9 plus performantes. Parmi toutes ces modifications, on peut noter la modification de l’architecture à proximité des réservoirs d’hélium. Cela a été changé à cause de l’accident du 1er Septembre 2016 où une Falcon 9 avait explosé sur le pas de tir. De même, on peut aussi remarquer l’augmentation des moteurs de la Falcon 9 avec une augmentation entre 5% et 8% de la poussée.

Cette nouvelle version de la Falcon 9 pourra désormais emmener des astronautes dans la Station Spatiale Internationale. De même, SpaceX se table sur la production entre 30 et 40 Falcon 9 pour environ 300 missions sur les cinq prochaines années. L’idée de la réutilisation semble vouloir être utilisé au maximum à SpaceX. Espérons que cette volonté de faire plus avec moins de fusée n’entraîne une augmentation des accidents.

Sources :

https://www.space.com/40582-elon-musk-explains-spacex-falcon-9-block-5.html

https://www.nextinpact.com/brief/falcon-9-block-5—lancement-reussi–spacex-va-produire-30-40-fusees-pour-300-missions-sur-5-ans-3885.htm

 

Entreprise privée : La concurrence à SpaceX pointe son nez en Chine

Il semble que l’usine du monde a franchie une nouvelle étape dans la course à l’espace. En effet, le 17 mai, la Chine a réussi à envoyer la première fusée chinoise avec un développement privé.

La fusée « Chongqing Liangjiang Star », développée par OneSpace Technology.  Wan Nan/Chongqing Ribao via REUTERS

Cette fusée développée par OneSpace Technology est capable de placer une charge utile de 100kg à 800 km d’altitude. Cette charge utile peut sembler négligeable face aux fusées européennes et américaines (plus de 8t pour la Falcon 9 V1.0, et  21t pour Ariane 5 en orbite basse) mais il ne faut pas oublier que les performances des premières versions sont plus faibles que les versions suivantes. A titre d’exemple, la fusée Falcon 9 de SpaceX est passée de 8t à 22t  de charges utiles en quelques années. De plus, les pays occidentaux sont sur le marché des fusées depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale grâce aux V2. Par conséquent, les performances de la Chine sont impressionnantes du fait de sa rapidité à rejoindre les autres puissances spatiales.

Malgré cet exploit, il semble que la Chine ne semble pas avoir pris le choix de la réutilisation. En effet, les fusées utilisent une propulsion à propergol solide comme les boosters. Chaque fusée ne réalise qu’un aller simple.Ce choix peut être justifié par le fait que cette propulsion est peu onéreuse mais elle ne permet pas d’avoir un flexibilité telle que la propulsion à propergol liquide.

 

Sources :

https://www.reuters.com/article/us-space-launch-china-onespace/china-launches-first-rocket-designed-by-a-private-company-idUSKCN1II0FK

https://asia.nikkei.com/Politics/China-launches-first-rocket-designed-by-a-private-company