La Nasa annonce avoir découvert une exoplanète semblable à la Terre

La Nasa a annoncé avoir découvert une « seconde » Terre. L’exoplanète Kepler-1649c a des caractéristiques semblables à celles de la Terre, elle n’est que 1,06 fois plus grande et la température est approximativement équivalente.

Comparaison entre la Terre et Kepler 1649c
a Nasa a annoncé avoir découvert une exoplanète aux caractéristiques proches de celle de notre planète Terre. Existerait-il une « seconde » Terre ? C’est du moins ce que laissent espérer les analyses du télescope spatial de la Nasa : Kepler
Si celui-ci a arrêté ses exploitations il y a maintenant deux ans, ils laissent aux scientifiques de l’agence spatiale bon nombre de données exploitables. Parmi elles, une attire tout particulièrement l’attention : une exoplanète du nom de Kepler-1649c, située à 300 années-lumière de la Terre, qui semble avoir des caractéristiques similaires à la planète bleue. 
En effet, Kepler-1649c est seulement 1,06 fois plus grande que notre planète, et comme le précise l’Agence spatiale américaine : « La quantité de lumière stellaire qu’elle reçoit de son étoile hôte est de 75% de la quantité de lumière que la Terre reçoit de notre Soleil – ce qui signifie que la température de l’exoplanète peut également être similaire à celle de notre planète« . 
La Nasa précise également, que l’exoplanète se trouverait dans la zone habitable de son système solaire, c’est-à-dire à bonne distance de son Soleil. Kepler-1649c pourrait également supporter l’eau liquide, d’après l’Agence spatiale américaine. . 
Cela nous donne encore plus d’espoir qu’une seconde Terre se trouve parmi les étoiles

Mars. Un nouveau robot en quête de vies anciennes et « précurseur d’une mission humaine » sur la planète rouge

La NASA a présenté, vendredi 27 décembre, le Rover Mars 2020, son nouvel engin chargé d’explorer le sol martien à la recherche de traces de vie ancienne, qui servira aussi de « précurseur à une mission humaine sur Mars ». Le robot doit quitter la Terre en juillet 2020.

Le rover Mars 2020, présenté à la presse le 27 décembre 2019, est équipé de vingt-trois caméras et deux « oreilles » qui lui permettront d'écouter les vents martiens.
Le rover Mars 2020, présenté à la presse le 27 décembre 2019, est équipé de vingt-trois caméras et deux « oreilles » qui lui permettront d’écouter les vents martiens. | ROBYN BECK / AFP

Le rover Mars 2020 qui va s’envoler dans quelques mois vers la planète rouge ne se contentera pas d’y chercher d’éventuelles traces de vie passée, il servira aussi de « précurseur à une mission humaine sur Mars », ont déclaré vendredi les scientifiques de la Nasa en présentant l’engin à la presse.

Le robot a effectué la semaine dernière ses premiers tours de roue dans la grande salle stérile du Jet Propulsion Laboratory (JPL) de Pasadena, près de Los Angeles, où il a vu le jour. Il doit quitter la Terre en juillet 2020 depuis Cap Canaveral (Floride) pour se poser sur Mars en février 2021.

« Il est conçu pour chercher des signes de vie, donc il emporte un grand nombre d’instruments différents qui vont nous aider à comprendre le contexte géologique et chimique à la surface de Mars, et aussi collecter des échantillons dans le but de pouvoir un jour les rapporter sur Terre », résume pour l’AFP Matt Wallace, responsable adjoint de la mission Mars 2020.

Taille d’une voiture

Parmi tous ses équipements, une kyrielle de capteurs : pas moins de 23 caméras, pour la plupart haute définition et en couleurs, et deux « oreilles » qui lui permettront d’écouter les vents martiens et le « zap » des lasers de ses analyseurs chimiques.

De la taille d’une voiture (3 m de long pour 2,70 m de large), le rover est doté de six roues comme son prédécesseur Curiosity, pour lui permettre de passer les rochers, mais n’est pas bâti pour la vitesse. Il n’en a d’ailleurs pas besoin puisqu’il ne doit parcourir que 200 mètres en moyenne par jour martien.

Équipé d’un mini-réacteur nucléaire pour lui fournir son énergie, Mars 2020 dispose d’un bras articulé long de 2,20 mètres et d’une foreuse pour pulvériser des échantillons de roche prélevés dans des endroits qu’il aura identifiés comme propices à certaines formes de vie et molécules organiques.

« Nous cherchons une vie microbienne ancienne, voici des milliards d’années, à une époque où la planète Mars ressemblait beaucoup plus à la Terre, avec de l’eau (liquide) en surface, une atmosphère et un champ magnétique » protégeant des rayons cosmiques, autant de conditions compatibles avec certaines formes de vie unicellulaires, explique Matt Wallace.

« Fabriquer de l’oxygène »

Une fois prélevé, l’échantillon sera transféré à l’intérieur du rover pour être hermétiquement scellé dans un tube qui sera rejeté en attendant qu’une future mission martienne en prenne livraison. « C’est un tout nouveau mécanisme que nous avons conçu et installé sur ce rover, probablement le plus complexe jamais envoyé dans l’espace », s’enthousiasme Steve Barajas, ingénieur en combinaison aseptisée, en désignant l’engin sur lequel il a travaillé dans la grande « salle blanche » du JPL.

« On espère aller assez vite. On vise un lancement en 2026 pour la prochaine mission, qui irait sur Mars pour prendre les échantillons, les placerait dans une fusée qui se mettrait en orbite autour de Mars », poursuit Matt Wallace.

« Les échantillons auraient alors rendez-vous avec un orbiteur qui les rapporterait sur Terre. On pourrait avoir ces échantillons en main pour les analyser d’ici une décennie », dit-il.

Pour optimiser ses chances de débusquer des traces de vie antiques, Mars 2020 se posera dans un cratère du nom de Jezero. Le site, choisi après des années de débats scientifiques, fut un lac de 500 mètres de profondeur ouvrant sur un réseau de rivières il y a 3,5 à 3,9 milliards d’années.

« Précurseur d’une mission humaine sur Mars »

La mission Mars 2020 est aussi tournée vers le futur, insiste Matt Wallace.

« Je vois ça comme le précurseur d’une mission humaine sur Mars. Nous avons un équipement qui va nous permettre de fabriquer de l’oxygène » à partir du CO2 de Mars, « à la fois pour les besoins d’une éventuelle présence humaine mais aussi pour faire l’agent oxydant d’un carburant nous permettant de quitter Mars pour le voyage retour », dit-il.

La mission testera aussi les performances d’un drone hélicoptère pour voir s’il est possible de voler ainsi dans l’atmosphère de Mars, beaucoup plus ténue que celle de la Terre.

Mars 2020 doit travailler durant au moins une année martienne, soit l’équivalent de deux ans sur Terre. Mais les rovers ont souvent largement dépassé leur espérance de vie, comme son grand frère Curiosity, posé en 2012 et encore actif à ce jour.

La NASA teste son rover aquatique BRUIE en Antarctique

La NASA est en train de tester son de rover aquatique BRUIE (pour Buoyant Rover for Under-Ice Exploration) en Antarctique. Il partira peut-être un jour explorer un océan comme celui de la Lune de Jupiter, Europe. Son concept est assez original puisqu’au lieu de se déplacer sous l’eau à la manière d’un sous-marin, il flotte pour rouler sous la glace à l’envers.

Il a déjà été testé en Alaska et dans l’Arctique, mais sur Terre l’Antarctique est le meilleur endroit pour éprouver des engins qui iront se rendre sur une lune glacée de notre système solaire. Les scientifiques du Jet Propulsion Laboratory (JPL) sont en train de tester le rover aquatique BRUIE depuis la base de recherche australienne de Casey. Son endurance va être mise à rude épreuve durant un mois. Ce petite robot d’environ un mètre est équipé de deux roues. Le principe est de faire un trou dans la glace pour le glisser dans l’eau. Ensuite, en flottant il se colle sous la couche de glace pour se déplacer en utilisant ses roues. Il sera équipé d’instrument permettant de chercher la vie dans des océans extraterrestre.

BRUIE, pour the Buoyant Rover for Under-Ice Exploration
Un mobile sous-marin appelé BRUIE est en train d’être testé en Antarctique pour rechercher de la vie sous la glace. Développé par des ingénieurs de la NASA-JPL, le robot submersible pourrait un jour explorer des océans recouverts de glace sur des lunes telles qu’Europa et Enceladus. BRUIE est photographiée ici dans un lac arctique près de Barrow, en Alaska, en 2015. Crédit : NASA / JPL-Caltech

TOUT COMPRENDRE SUR LES DEBRIS SPATAUX

Aujourd’hui, des centaines de milliers de débris spatiaux circulent autour de la Terre. Le 3 juillet 2019, un petit satellite, un Cubesat de 3 unités cubiques (3U), a été lancé depuis la Station spatiale. L’objectif : analyser la rentrée prochaine dans l’atmosphère de ce « faux » débris. l’ISAE-Supaéro, l’ONERA, et le CNES ont collaboré pour réaliser ce petit satellite dédié, EntrySat. Comment un objet se comporte-t-il dans l’espace ? Une fois en orbite, quand, à quelle vitesse, et dans quelles conditions, se désagrège-t-il lorsqu’il revient? Avec la montée en puissance des nanosatellites et l’application de la LOS en 2021 (Loi d’Opérations Spatiales), peut-on prévoir la trajectoire d’un débris spatial ? Des questions simples, mais qui ont nécessité l’expertise conjointe de l’ONERA, de l’ISAE-SupAéro et du CNES. En 2012, les 3 entités répondent conjointement à un appel d’offres européen, le projet QB50. L’ONERA, fort de son expérience dans le domaine de la rentrée atmosphérique acquise pour des projets civils comme militaires, lance l’idée d’utiliser un CubeSat, afin d’analyser sa retombée dans l’atmosphère ultérieure. L’ONERA peut en effet s’appuyer sur sa capacité de modélisation et de simulation avancées pour calculer divers scenarii, avec des objets de diverses formes. Il a, par exemple, collaboré récemment aux missions européennes IXV (Intermediate Experimental Vehicle) et Exomars. Une idée qui n’aurait pas pu se concrétiser sans l’important travail de l’ISAE-SupAéro, qui a entièrement réalisé EntrySat et préparé la mission, et le soutien financier du CNES, qui a également fourni les panneaux solaires..

De l’Europe vers Mars et inversement

28 mai 2019 L’Europe est en orbite autour de Mars depuis plus de quinze ans, et elle est à presque un an de lancer son premier rover, mais elle regarde déjà au-delà, vers une mission de retour d’échantillons de la planète rouge. Y-a-t-il un jour eu de la vie sur Mars ? Reconstruire l’histoire de notre voisine et comprendre comment son évolution a divergé de celle de la Terre est au cœur de toutes les missions d’exploration martiennes. La quête de l’ESA a débuté il y a seize ans, le 2 juin 2003, avec le lancement de Mars Express. L’orbiteur a photographié à ce jour la presque totalité de la surface et continue de renvoyer une mine de données, y compris les preuves d’un passé plus humide. Et où il y a eu de l’eau, il y a pu y avoir de la vie. Les chiffres clés de la mission Mars Express En 2016, l’ESA et Roscomos ont lancé l’orbiteur d’étude des gaz à l’état de traces (TGO), qui est avec ses 3,7 tonnes l’engin spatial le plus lourd en orbite autour de Mars à ce jour. TGO procède à un inventaire détaillé des gaz atmosphériques de Mars et vise à établir si certains de ces gaz auraient une origine géologique ou biologique. La sonde procède également à une cartographie détaillée de la glace d’eau ou des minéraux hydratés présents à faible profondeur sous la surface de Mars. TGO a également un rôle de relais de communication, dans un premier temps pour l’atterrisseur Insight et le rover Curiosity de la NASA, actuellement sur Mars. Il sera le principal relais de communication de la seconde mission ExoMars, qui comprendra un rover et une plateforme scientifique. Le lancement de cette mission est prévu en juillet 2020, pour une arrivée aux environs de Mars prévue en mars 2021. Après sa descente de la plateforme scientifique et une étude des alentours, le rover, nommé Rosalind Franklin, localisera des sites scientifiquement intéressants à examiner. Il extraira des échantillons du sol à une profondeur de 2m, une zone protégée des radiations qui bombardent la surface. Ces échantillons seront analysés dans le laboratoire embarqué dans le but d’y trouver d’éventuelles preuves de vie. Vue d’ensemble de la mission de retour d’échantillons Le rover de la NASA Mars 2020 atterrira également au début de l’année 2021 afin d’explorer le delta d’une ancienne rivière. En plus de ses objectifs scientifiques, il collectera et stockera des échantillons de sol dans des récipients de la taille d’un stylo. L’ESA étudie des concepts pour un rover qui récupérerait ces échantillons, environ 500g au total, et les amènerait jusqu’à un dispositif de la taille d’un ballon de football qui serait mis en orbite autour de Mars par une mission de la NASA. Une troisième mission, dirigée par l’ESA, localiserait les échantillons en orbite et les ramènerait en toute sécurité sur Terre. Infographie: vue d’ensemble de la mission de retour d’échantillons Le retour d’échantillons de Mars sera un moment charnière de l’exploration spatiale. Cela permettra d’effectuer des études qui ne sont pas possibles dans les laboratoires embarqués, même très sophistiqués, et, c’est peut-être le plus important, de faire des découvertes à l’avenir, lorsque les techniques d’analyse se seront améliorées. Il est crucial de mieux comprendre l’environnement martien avant que l’humanité ne pose le pied sur la planète rouge. Les échantillons n’auront pas seulement une importance scientifique, ils aideront également à évaluer les risques liés à la poussière dans le sol, tant du point de vue de la santé que de l’exploitation des équipements. Ils nous donneront également des informations sur la manière d’utiliser les ressources de la planète, un aspect essentiel à la création d’un environnement autonome pour des séjours de longue durée sur Mars. L’Europe participe également à la mission Martian Moons Exploration de l’Agence spatiale japonaise, la JAXA, qui vise à étudier les deux lunes de Mars et à ramener sur Terre un échantillon de Phobos.

[The Spatial Times] Résumé du 8 juin 2019

Bienvenue à cette onzième édition de The Spatial Times ! Voici le résumé de cette semaine

Cela fait des milliards années que des astéroïdes laissent des cicatrices à notre planète. Pour la première fois ce mois-ci, l’humanité a laissé sa marque sur un astéroïde, et lors de la prochaine décennie, une mission internationale composée de deux sondes prévoit de laisser un impact bien plus gros sur un autre astéroïde.

Le 5 avril, la sonde japonaise Hayabusa2 a tiré un projectile en cuivre à très haute vitesse (environ 2km/s) dans le but de former un cratère sur l’astéroïde Ryugu. L’objectif de ce tir était de soulever des matériaux enfouis sous la surface afin qu’ils soient ramenés sur Terre pour y être analysés en détail.

Profil de la mission DART

“Fin 2022, la sonde américaine DART (Double Asteroid Redirect Test) s’écrasera sur le plus petit d’un système de deux astéroïdes appelé Didymos. Comme dans le cadre du test mené par Hayabusa2, cette collision devrait former un cratère et mettre à jour des matériaux situés sous la surface dans un environnement dont la gravité est encore plus faible, mais l’objectif principal est de dévier de manière mesurable l’orbite de l’astéroïde Didymoon, qui mesure 160m de diamètre. »

La sonde DART pèsera 550kg, et entrera en collision avec Didymoon à une vitesse de 6km/s. L’énergie d’impact devrait être suffisante pour réussir cette première expérience de défense planétaire consistant à dévier un astéroïde.


[RISE²] Résumé de l’événement !

La semaine dernière, nous avons pu venir en temps que visiteurs au forum RISE² de l’ENSTA ParisTech. Ce forum était dédié à mettre en avant l’innovation dans les différents domaines tel que le domaine spatial.

Parmi les stands, nous avons pu rencontrer quelques associations innovantes de l’ENSTA ParisTech comme la participation au Shell Eco marathon. et à l’HYDROcontest

De même, nous avons eu l’occasion d’assister à des conférences sur l’innovation avec de nombreux intervenants. Notre équipe a pu voir une conférence sur la place de l’innovation sur le domaine spatial.

Exemple du projet MARCO comme exemple d’innovation

[Forum SpaceWeek] Résumé de l’événement !

Bonjour à tous et à toutes,

La semaine dernière, l’Ecole Polytechnique (X) a organisé le forum « SpaceWeek« , un forum tourné vers le domaine spatial.

Hall avec les différents stands

Durant ce forum, les visiteurs ont pu rencontrer plus d’une dizaine de start-up, des entreprises, des écoles et aussi des laboratoires de recherches et ceux notamment de l’Ecole Polytechnique.

De même, nous avons pu assisté à plusieurs tables rondes avec de nombreux intervenants (présidents de start-up, des responsables du CNES et de l’ESA et aussi Jean-Jacques Dordain, l’ancien directeur de l’ESA).

Un exemple de table ronde sur la révolution de l’industrie spatial

Pour cette première version de ce forum spatial, l’Ecole Polytechnique a pu accueillir plus de 200 personnes durant les trois jours de l’événement. Pas mal !

Ensemble des intervenants durant les tables rondes

[The Spatial Times] Résumé du 16 novembre

Bienvenue à cette dixième édition de The Spatial Times ! Notre équipe est de retour pour vous proposer de cette semaine !

CNES / Microscope : La théorie de la relativité générale résiste toujours !

Tout au long de l’histoire, la communauté scientifique a mis en place t de nombreux modèles pour comprendre par exemple le fonctionnement de notre Univers et aussi de pouvoir effectuer des prédictions.

Parmi ces modèles, nous retrouvons la théorie de la relativité générale. Historiquement, la théorie de la relativité générale vient compléter des lacunes qu’avait la mécanique classique énoncée notamment par Newton.

Nous pouvons citer par exemple, le cas des oscillations de l’orbite de Mercure qui pendant plusieurs décennies laissaient penser qu’une planète, nommée Vulcain, se trouvait entre le Soleil et Mercure.  Cet exemple montrait que la mécanique classique de Newton était « insuffisante » à l’échelle de notre système solaire. L’erreur entre les valeurs expérimentales et les valeurs théoriques étaient de l’ordre de 43 secondes d’arc par siècle, soit une erreur de 43/3600 degrés en un siècle. Cette différence est infime mais elle est suffisante pour invalider une théorie. C’est cette démarche scientifique de tester nos théories qui nous permet d’avoir des modèles de plus en plus précis.

Oscillations de l’orbite de Mercure (l’excentricité est exagérée). Source : Dhenry, Wikipedia.

Depuis de nombreuses années, la communauté scientifique met à l’épreuve cette fameuse théorie à l’aide de nombreuses expériences de plus en plus précises. C’est exactement à ce moment que l’agence spatial française intervient. Depuis le 26 avril 2016, le satellite Microscope (MICROSatellite à traînée Compensée pour l’Observation du Principe d’Équivalence) teste la théorie générale avec des précisions impressionnantes

Vue d’artiste du satellite Microscope. Source : CNES.

En effet, ce « petit » satellite permet d’obtenir des résultats avec une précision de l’ordre de 10^-15.  Cet exploit technologique est rendu possible grâce à l’expérimentation directement dans l’Espace. Ainsi, le satellite qui n’est plus contraint par un environnement « hostile » pour ces expériences, possèdent une précision 100 fois meilleure que sur notre planète bleue.

Cela ne fait que depuis quelques jours que la mission de ce satellite est terminée et les résultats sont concluants : La théorie de la relativité générale tient toujours ! Avec ces résultats, la communauté scientifique va pouvoir élaborer des modèles de notre Univers avec une très grande précision.

Il est important que préciser que ces résultats ne montrent pas la théorie de la relativité générale est vraie. Cela veut dire que nous n’avons pas encore réussi à prouver qu’elle est fausse avec cette précision. La nuance est importante.

Pour finir, même si la mission principale est terminée, le CNES a un nouveau projet pour ce satellite : Le désorbitage des satellites en fin de vie.

Les deux mâts de Microscope. Source : CNES Virtual-IT 2018

En effet, ce petit satellite possède des mâts qui vont permettre d’augmenter considérablement son freinage. Ainsi, le satellite mettra seulement 27 ans pour effectuer sa rentrée atmosphérique au lieu des 73 ans prévus pour ce type de satellite à une altitude de 330 km. Il ne reste plus qu’à voir si cela fonctionne comme prévu.

Sources :

https://microscope.cnes.fr/

https://fr.wikipedia.org/wiki/Tests_exp%C3%A9rimentaux_de_la_relativit%C3%A9_g%C3%A9n%C3%A9rale#Avance_du_p%C3%A9rih%C3%A9lie_de_Mercure

https://microscope.cnes.fr/fr/la-fin-innovante-de-microscope


Rocket Lab : Lancement réussie !

Dans le domaine spatial, nous entendons beaucoup l’entreprise SpaceX pour ses exploits avec la Falcon 9 et la Falcon Heavy. Mais il existe une entreprise qui vient de faire un grand bond en avant dans le domaine spatial : Rocket Lab.

La fusée Electron de Rocket Lab sur le pas de tir. Source : Rocket Lab.

Ce 11 novembre, la fusée Electron de Rocket Lab a été lancée avec à son bord des trois petits satellites (aussi nommé smallsats). Historiquement, les satellites de petites tailles étaient envoyés avec les gros satellites en tant que remplissage. C’est la première fois qu’une entreprise a envoyé uniquement des smallsats dans l’espace.

Avec cet exploit, Rocket Lab vient d’ouvrir le marché des smallsats, un marché qui a été longtemps marginal par rapport aux grands satellites. Ce choix de Rocket Lab d’envoyer uniquement des smallsats est justifié par la démocratisation du spatial pour les écoles/universités et pour les entreprises plus modestes.  En complément à l’envoi des charges utiles, l’entreprise veut réduire considérablement le délai d’attente de l’envoi des satellites. En effet, actuellement, pour les entreprises « classiques », ce délai peut varier entre 18 et 24 mois.

De notre côté, nous trouvons passionnants de voir que des entreprises tels que Rocket Lab et SpaceX, par leurs actions, montrent que l’on peut toujours faire des choses fantastiques.

https://www.lesechos.fr/industrie-services/air-defense/0600142813974-satellites-rocket-lab-reussit-son-premier-lancement-commercial-2221940.php

https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/astronautique-electron-petit-lanceur-prive-rocket-lab-reussi-mission-67421/


Etoile de population III : Enfin…on en a trouvé une !

Après avoir parlé du satellite Microscope et de la fusée Electron de Rocket lab, il est temps de prendre un peu de recul.

Dans l’histoire de notre Univers, il est admis (selon la théorie du Big Bang) que toute la matière était regroupée en un seul point. Ce n’est qu’après l’expansion très rapide de ce point que nous avons obtenu, après des millions/milliards d’années, notre Voie Lactée, notre système solaire et notre planète. Entre la naissance de notre Univers et notre civilisation, il y a eu une multitude d’étoiles qui sont nées et mortes. Grâce à la fusion nucléaire qui se trouvent à l’intérieur de ces étoiles, notre Univers a pu réaliser des atomes beaucoup plus lourds tels que le fer et l’or. C’est notamment grâce à la quantité de métaux présents dans les étoiles que nous sommes capables de dater ces dernières.

Cette semaine, c’est l’étoile binaire 2MASS J18082002-5104378, une étoile en orbite autour d’une autre étoile, qui s’est démarquée par son âge. En effet, en analysant la proportion des métaux dans cette étoile, nous avons estimé que cette étoile binaire est âgée de plus de 13,53 milliards d’années.

Vue d’artiste d’une étoile binaire ressemblant à 2MASS J18082002-5104378. Source : M. Garlick/University of Warwick/ESO.

Un tel âge est très impressionnant car cela veut dire que cette étoile fait partie des premières étoiles qui se sont formées après la naissance de l’Univers (entre 13,3 et 13,9 milliards d’années). Ces premières étoiles, classées comme des étoiles de population III, sont majoritairement constituées d’hydrogène et d’hélium et d’un infime partie de lithium. Ces étoiles sont extrêmement intéressante car elles sont les vestiges de la naissance de l’Univers. Ainsi, grâce à cette étoile, nous allons pouvoir affiner notre modèle sur la formation de l’Univers et aussi effectuer une prévision plus précise du futur de notre Univers.

 

Sources :

https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/astronomie-cette-etoile-presque-aussi-ancienne-big-bang-record-44045/

https://en.wikipedia.org/wiki/2MASS_J18082002-5104378

 

 

[The Spatial Times] Pas de numéro cette semaine

Bonjour à toutes et à tous,

Nous sommes dans le regret d’annoncer que cette semaine (comme la semaine dernière..), il n’y aura pas de résumé de l’actualité spatiale ^^ » »

Notre équipe a été récemment malade et nous n’avons pas pu être en état d’écrire convenablement nos articles.

Nous allons revenir en force dès la semaine prochaine 🙂