[The Spatial Times] Résumé du 12 octobre

Bienvenue à la huitième édition de The Spatial Times ! Voici le résumé de cette semaine !

Télescope Hubble : Problème à bord !

Dans le domaine des télescopes, il y a en un qui se démarque par sa localisation et par ses performances : le télescope Hubble.

Télescope Hubble vue depuis la navette spatiale Discovery. Source : NASA

Opérationnel depuis 1990, ce télescope est un bijou de technologies qui l’avantage d’être dans l’espace. Cela  lui permet de s’affranchir des perturbations liées à l’atmosphère terrestre. Avec son miroir de plus de 2 mètres de diamètre et une distance focale de 57,6 m, le télescope Hubble nous a déjà permis de réaliser de très grandes avancées en astronomie. Nous pouvons citer à titre d’exemple, la fameuse photo du champ profond en décembre 1995.

Champ profond de Hubble. Source : NASA

Cette photographie effectuée dans une zone « a priori » remplie uniquement de quelques étoiles a été une révolution dans le monde scientifique. Avec cette photographie de 2,5 minutes d’arc soit 2,5/60 de dégrée, il y a plusieurs milliers de galaxies. Cela veut ainsi dire que sur une zone équivalent à un bouton de chemise placé à 25 mètres, il y a plus de trois milles de galaxies.  En connaissant cela et en vérifiant dans d’autres zones, nous avons pu établir qu’il y a plus de 100 milliards de galaxies. Cette découverte nous a permis d’avoir une bien meilleure compréhension de notre Univers.

Malgré un palmarès impressionnant du télescope Hubble, ce dernier commence à subir les effets du vieillissement de ces composants. En effet, depuis quelques jours, un des gyroscopes de Hubble est désormais hors-service. Un gyroscope est un appareil qui en tournant sur lui-même conserve sa position initiale malgré les efforts réalisés sur ce dernier. En appuyant sur ce principe, Hubble est capable de s’orienter dans l’espace en prenant appui sur ses gyroscopes.La situation est critique car il ne reste plus que deux gyroscopes fonctionnels sur les six de base. Il faut au minimum trois gyroscopes pour effectuer des photographies de l’espace correctement.

Par mesure de sécurité, la NASA a décidé de mettre le télescope en mode Veille. La bonne nouvelle dans cet incident problématique est que la NASA savait que cela allait arriver un jour. L’agence spatiale américaine a déjà anticipé cet événement et cette dernière est en train de résoudre ce problème. Normalement, le télescope pourra reprendre ses activités mais demandera plus de temps pour effectuer ses manœuvres dans l’espace.

Cet événement est signe que le développement du successeur de Hubble, le télescope James-Webb devient de plus en plus urgent.  La pression sur ce futur télescope est d’autant plus importante que ce dernier subit depuis plusieurs années des retards de développement et nécessite une augmentation de budget chaque année.

Télescope James-Webb. Source : NASA

Pour nous rassurer, nous pouvons nous appuyer sur les observatoires terrestres. En effet, depuis quelques années, ces observatoires utilisent des miroirs à géométrie variable qui permettent de minimiser les perturbations de notre atmosphère. Malgré cela, il sera indispensable de garder un œil sur cette situation car le domaine de la recherche spatiale risque d’être grandement affectée si la situation s’aggrave.

Sources :

http://www.astronomy.com/news/2018/10/hubble-space-telescope-in-safe-mode-after-gyro-failure

https://www.theverge.com/2018/10/8/17951512/nasa-hubble-space-telescope-gyroscope-failure

https://www.theatlantic.com/science/archive/2018/03/nasa-james-webb-telescope-delays/556619/


Voyager 2 : A la frontière de l’espace interstellaire

Parmi les programmes les plus mythiques de la NASA, il y en a une qui se démarque par ses missions et par sa durée : le programme Voyager.

Ce programme comprend deux missions réalisées par deux sondes : Voyager 1 et Voyager 2. Depuis leurs lancements en 1977, ces satellites explorent notre système solaire et même plus loin.

Voyager 1 et 2. Source : NASA

Ces deux satellites sont notamment connu pour transporter en outre du matériel scientifique, un disque  nommé le « Voyager Golden Record » (Le disque d’or).

Plus être plus précis sur les missions des deux sondes, ces dernières ont pour mission d’explorer les astres après la ceinture d’astéroïdes. Pour ce faire, ces deux sondes ont utilisé l’assistance gravitationnelle (principe de la fronde) pour obtenir une vitesse suffisante pour se libérer de l’attraction gravitationnelle du Soleil (une vitesse d’éloignement de plus de 17 km/s pour les deux sondes par rapport au Soleil).

Trajectoires des différents satellites de la NASA

Afin de rendre l’étude des astres tels que Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune et Pluton de façon optimisée, les deux sondes possèdent une trajectoire différente.  Ainsi, Voyager 1 et 2 ont pu réaliser le survol de nombreux astres et effectuer des photographies et des analyses de ces astres.

Comme nous avons pu l’expliquer précédemment, l’autre objectif des deux sondes est d’explorer les limites de notre système solaire. Il existe deux frontières dans notre système solaire : la frontière du choc terminal et l’héliopause:

  • Le choc terminal (75 à 90 ua)  est un phénomène où la vitesse des vents solaires est inférieure à la vitesse du son interstellaire (100 km/s). Dans cette zone, nous voyons apparaître un phénomène de compression, un réchauffement et aussi une modification du champ magnétique.
  • L’héliopause est la frontière où les vents solaires rencontrent le milieu interstellaire. La difficulté de cette frontière est relativement difficile à déterminer.
Représentation du choc terminal et de l’héliosphère. Source : NASA, JPL-Caltech

Du fait que Voyager 1 a survolé moins d’astres, elle a pu franchir ces différentes zones plut tôt. Cela s’est réalisé en 2004 pour le choc terminal et en 2013 pour l’héliosphère.

Cette semaine, Voyager 2 est sur le point de traverser cette fameuse héliosphère. En effet, les capteurs à bord de Voyager 2 ont pu enregistrer une légère augmentation des rayons cosmiques entre le début et la fin du mois d’août. La connaissance des différentes frontières vont nous permettre d’avoir une meilleure compréhension de notre système solaire et ainsi comprendre ce qui peut se passer dans d’autres systèmes avec des exoplanètes. Pour l’instant, il ne reste plus qu’à attendre l’évolution de ces mesures pour connaître le moment où nous franchirons cette frontière.

Sources :

https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/astronautique-voyager-2-serait-proche-frontiere-espace-interstellaire-13892/

https://www.sciencesetavenir.fr/espace/systeme-solaire/la-sonde-voyager-2-est-elle-sortie-du-systeme-solaire_128426

https://solarsystem.nasa.gov/resources/720/pioneer-trajectories/

[The Spatial Times] Résumé du 05 octobre

Bienvenue à la septième édition de The Spatial Times ! Voici le résumé de cette dernière semaine !

Hayabusa 2 : Mission réussie pour MASCOT !

L’aventure continue avec la sonde Hayabusa 2 et son astéroïde Ryugu. La sonde japonaise lancée en 2014, a effectué le largage de l’atterrisseur MASCOT (Mobile Asteroid Surface SCOuT).  Cet atterrisseur développé par l’agence spatiale française et allemande (CNES et DLR) a pour objectif d’effectuer une étude approfondie du sol de l’astéroïde.

Cet astéroïde Ryugu est très intéressant car il est un « fossile »  de notre système solaire. En effet, il a été que très altéré par l’activité de notre Soleil de part son éloignement et aussi par sa petite taille. Ainsi, il est possible en théorie de retrouver un composition du sol très proche de ce que l’on avait à la formation de notre système solaire.

Ce 3 octobre, Hayabusa 2 a largué MASCOT a plus de 20km d’altitude. Ce largage en très haute altitude est rendu possible par la très faible gravité de l’astéroïde (100 000 fois plus faible que sur la Terre). Cette gravité est tellement faible que MASCOT a effectué de multiples rebonds sur le sol. Après cela, l’atterrisseur a enclenché son système de rebonds interne qui lui a permis d’optimiser sa zone de travail.

L’arrivée de MASCOT sur son astéroïde. Source : DLR

Ce qui est impressionnant avec cet atterrisseur est la comparaison entre sa durée de mission et sa durée de transport sur Hayabusa 2. En effet, la mission de MASCOT a duré 17h non stop pour plus de quatre ans de transport. Malgré ce gap entre ces deux temps, la mission est une réussite totale et nous avons pu obtenir énormément d’informations sur l’astéroïde. Les données sont actuellement en cours d’analyse.

Sa mission a été aussi importante que la mission même que Hayabusa 2. En effet, avec cette mission, nous allons pouvoir effectuer des analyses à partir des relevés de MASCOT et aussi de échantillons ramenées par Hayabusa 2. Cela nous permet de pouvoir effectuer une comparaison directe et voir les écarts entre les deux mesures. Cela nous permettra d’établir des protocoles pour obtenir des futures mesures plus précises.

 

Sources :

https://mascot.cnes.fr/fr/atterrissage

https://www.sciencesetavenir.fr/espace/exploration/hayabusa-2-mascot-a-bien-atterri-sur-l-asteroide-ryugu_128154


Parker Solar Probe : Passage près de Vénus et rapprochement avec le Soleil

Depuis les progrès scientifiques, nous avons réussi a étudier en profondeur des comètes, des astéroïdes, des lunes et aussi des planètes. Cependant, il y a un astre immense qui est plein de mystères : Notre Soleil.

En effet, nous n’avons au mieux effectué des études à distance de notre Soleil. Cela est dû au fait qu’il est relativement difficile de s’en approcher sans détruire nos satellites. Avec cette difficulté, nous n’avons pas pu comprendre complètement notre étoile. C’est notamment le cas de la couronne solaire du Soleil, une zone externe au Soleil où la température varie en 1 000 000°C et   2 000 000°C. Ces températures sont totalement surprenantes car la température à la surface du Soleil est de l’ordre de 5800°C.

La NASA a décidé de résoudre cette énigme directement. Depuis août 2018, l’agence spatiale américaine a envoyé le satellite  Parker Solar Probe autour du Soleil. Ce satellite est équipé d’un bouclier thermique qui va lui permettre de résister aux températures extrêmes du Soleil.

Vue d’artiste de la sonde solaire Parker. Source : NASA/Johns Hopkins APL/Steve Gribben

Afin que ce satellite puisse réaliser des mesures sur plusieurs années, la sonde possède une orbite très elliptique et assez particulière. En effet, son apoapside (le point le plus éloigné de son orbite par rapport au Soleil) se trouve entre l’orbite de la Terre et celle de Vénus alors que de périapside (le point le plus proche de son orbite par rapport au Soleil) se trouve très proche du Soleil. De même, la sonde Parker Solar Probe va effectuer une approche progressive du Soleil.

Trajectoire de la sonde Parker Solar Probe. Source : NASA/Johns Hopkins APL

A l’heure où nous écrivons ces lignes, la sonde Parker Solar Probe a déjà effectué le survol de Vénus et se rapproche progressivement du Soleil pour effectuer sa première orbite autour du Soleil. Nous aurons bientôt plus d’informations lors de ce fameux passage près du Soleil.

Sources :

https://www.agences-spatiales.fr/parker-solar-probe/

https://www.space.com/41447-parker-solar-probe-fastest-spacecraft-ever.html

https://www.pourlascience.fr/sd/astronomie/la-mission-parker-solar-probe-va-effleurer-le-soleil-13913.php

 

[The Spatial Times] Résumé du 28 septembre

Bienvenue à la sixième édition de The Spatial Times ! Voici le résumé de de cette dernière semaine !

Etoiles à neutrons :  Le matériau le plus résistant de l’Univers, c’est des pâtes nucléaires

Dans notre Univers, il existe de nombreux astres plus passionnants les uns des autres. Parmi ces astres, certains d’entre eux sont encore des mystères pour nous. C’est justement le cas pour les étoiles à neutrons.

Vue d’artiste d’une étoile à neutrons. Source : Kevin Gill via Flickr

Les étoiles à neutrons sont des étoiles dont leurs masses sont comprises entre 1,4 et 3,2 fois la masse du Soleil. Lors de la mort d’une étoile ayant cette masse, l’étoile va se comprimer de telle façon que la matière est très fortement compressé. A titre d’exemple, une partie de ce type d’étoile est composée uniquement de neutrons. La structure de l’atome avec des protons, des neutrons et des électrons n’est plus possible à cause de la pression interne.

C’est justement dans le contexte de la structure interne d’une étoile à neutrons que nous avons fait une découverte majeure. En effet,  l’Université de l’Indiana a simulé le noyau interne d’une étoile à neutrons. La particularité de ce noyau interne est que les conditions internes sont tellement importantes que nos modèles ne réussissaient pas à comprendre totalement la structure interne d’une étoile à neutrons.

Structure d’une étoile à neutrons avec p0  étant la densité moyenne de l’étoile. Source Wikipedia

Après avoir effectué ces simulations, l’Université de l’Indiana a obtenu des résultats plus que surprenant. En effet, les simulations ont montré la présence d’un matériau extrêmement résistant tout en ayant plusieurs phases possibles. Les chercheurs ont nommés cela des pâtes nucléaires et les différentes phases sont classés par les différentes variétés de pâtes que nous pouvons le voir dans la gastronomie italienne.

Exemples des différentes phases des pâtes nucléaires. Source : Université de l’Indiana

Comme nous l’avons expliqué, ces pâtes nucléaires sont très particulières.  Ce matériau possède une masse volumique de l’ordre de 1015 g/cm3.  A titre de comparaison, l’acier a une masse volumique de l’ordre de 8 g/cm3. En outre, ce matériau est sûrement le matériau le plus solide de tout l’Univers. En effet, les pâtes nucléaires sont plus de 10 milliards de fois plus résistantes que de l’acier.

Ces résultats sont très intéressants car il nous permet de mieux comprendre la structure des étoiles à neutrons et aussi la formation de notre Univers. Néanmoins, il est important de signaler que la vérification de la validité du modèle risque d’être très difficile car il nous est impossible de le reproduire à l’heure actuelle dans nos laboratoires. Des études complémentaires seront les bienvenues pour valider ou non le modèle proposé par l’Université de l’Indiana.

 

Sources :

https://journals.aps.org/prl/abstract/10.1103/PhysRevLett.121.132701

https://arxiv.org/abs/1606.03646

https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/physique-etoiles-neutrons-pates-nucleaires-materiau-plus-resistant-univers-72896/


Hayabusa : Exploration en cours !!

Éloignons un peu de notre belle Terre pour nous intéresser à Hayabusa 2, le satellite japonais. Lancée en décembre 2014, la sonde spatiale Hayabusa 2 a pour objectif d’étudier l’astéroïde 162173 Ryugu de très près.

Prise en photo de l’astéroïde Ryugu par Hayabusa 2. Source : JAXA

L’objectif de cette sonde est d’effectuer des mesures du sol à la surface en profondeur de l’astéroïde et aussi de ramener des échantillons vers la Terre.  L’étude en profondeur du sol de l’astéroïde va être réalisé par l’utilisation d’un percuteur. Pour ce faire, le satellite emporte trois rovers MINERVA-II (Rover-1A, Rover-1B, Minerva-II2) et un atterisseur MASCOT (Mobile Asteroid Surface SCOuT).

Il est intéressant de noter que ce projet est une collaboration entre l’Europe et le Japon. En effet, MASCOT a été dévéloppé par l’agence spatiale allemande (DLR) et l’agence spatiale française (CNES).

Photographie du sol de l’astéroïde et aussi de l’ombre de la sonde. Source : JAXA

Depuis quelques jours, les atterisseurs ont été largués vers l’astéroïde. Du fait que l’astéroïde a une masse relativement faible, la chute libre des différents rovers peut être réalisé depuis une distance plus haute. La seule difficulté est les rebonds des rovers. L’agence spatiale européenne (ESA) a déjà expérimenté cela avec le projet Rosetta/Philae où un rover s’est posé sur la comète 67P/Tchourioumov-Guérassimenko.

Photo d’un des rovers de Hayabusa 2. Source : JAXA

La prochaine étape va être d’effectuer les premières mesures sur cette astéroïde et aussi de réaliser des relevés de cette astéroïde par Hayabusa 2. Cette dernière étape risque d’être potentillement difficile car le sol de l’astéroïde semble à priori bien chaotique. Nous attendons avec impatience les prochaines évolutions de ce projet qui est un  projet  aussi important que la mission Rosetta de l’ESA.

Si vous souhaitez avoir plus d’informations sur ce projet, nous vous conseillons de jeter un oeil au site web dédié à ce projet : http://www.hayabusa2.jaxa.jp/en/

 

Sources :

https://www.cieletespace.fr/actualites/nouveaux-cliches-depuis-la-surface-de-ryugu

https://fr.news.yahoo.com/hayabusa-2-deux-petits-rovers-d%C3%A9ploy%C3%A9s-last%C3%A9ro%C3%AFde-ryugu-102735076.html?guccounter=1

https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/astronautique-hayabusa-2-deux-rovers-sauteurs-debutent-exploration-asteroide-ryugu-24870/


Japon : Le pays du soleil levant veut explorer la Lune !

Restons encore un peu avec le Japon pour cette dernière nouvelle.  Depuis quelques jours, une start-up nommée Ispace a signé un contrat avec SpaceX pour la réalisation de deux missions spatiales en 2020 et en 2021 pour le projet HAKUTO-R (« Lapin Blanc » en japonais et le R représente le terme « Reboot » ).

La première mission aura comme mission d’être un relais de communication entre le futur rover et la base terrestre. La deuxième mission aura comme objectif de faire atterrir un rover pour étudier la surface lunaire. On peut faire directement une comparaison directe avec les projets chinois Chang’e 1 à Chang’e 5.

Vue d’artiste du projet HAKUTO-R. Source : ispace

Il est intéressant de noter que l’entreprise ispace a été une des entreprises finalistes pour le Google Lunar XPrize. Ce concours de Google offrait 30 millions de dollars pour la première entreprise qui posait un rover sur la Lune. Malgré l’échec de ce concours, l’entreprise ispace d’une soixante d’employés, a effectué une levé de fond de 95 millions de dollars pour financer ces deux missions.

L’objectif à long terme de l’entreprise est de pouvoir proposer des services aux gouvernements et aux clients privés. Ces derniers prendront notamment en compte le transport de matériel vers la Lune et aussi l’exploration de la Lune pour trouver les sources d’eau.

Sources :

https://ispace-inc.com/hakuto-r/

https://www.reuters.com/article/us-spacex-moon-ispace/japan-lunar-exploration-firm-to-head-for-moon-on-spacex-rockets-idUSKCN1M60R7

https://phys.org/news/2018-09-japan-firm-spacex-lunar-missions.html

https://www.geekwire.com/2018/japan-ispace-spacex-moon/

 

 

 

 

 

The Spatial Times : Résumé du 29 juin

Bienvenue à cette sixième édition de The Spatial Times ! Voici le résumé de de ces deux dernières semaines !

Hayabusa 2 : Astéroïde en vu !

Dans notre système solaire, il existe une multitude d’astres. Nous avons le Soleil, les planètes, des planètes naines, des lunes, des astéroïdes… Depuis que nous avons commencé à étudier ces astres, nous avons pu avoir une vision plus précise de notre système solaire. Cependant, il y a une catégorie d’astres qui nous restent mystérieuse : les astéroïdes et plus précisément les astéroïdes Apollon. Ce sont des géocroiseurs où l’apoapside est supérieur à 1 u.a et le périapside est inférieur à 1 u.a. Cela veut dire que la trajectoire de ces derniers coupe celle de la Terre. Ces astéroïdes sont priviligiés car ils passent à proximité de la Terre.

L’astéroïde Ryugu photographié par Hayabusa 2 le 24 juin 2018. Source : JAXA

C’est dans cette volonté d’en découvrir plus sur les astéroïdes que l’agence spatiale japonaise (JAXA) a envoyé le satellite Hayabusa 2 (Falcon Pélerin 2) en 2014 vers l’astéroïde de type Apollon nommé Ryugu (Ryugu fait référence au palais sous-marin de Ryūjin, le dieu dragon de la mer). L’objectif de cette mission est de récupérer des échantillons de Ryugu et de les ramener sur la Terre. Pour ce faire, les agences spatiales française (CNES) et allemande (DLR) qui coopèrent avec la JAXA pour cette mission ont développé un atterrisseur, MASCOT (Mobile Asteroid Surface SCOuT ). Il est à noter que cet atterrisseur est un dérivé de Philae l’atterrisseur de la mission européenne Rosetta. De même, Hayabusa 2 possède aussi trois rovers MINERVA (A, 1B, 2A). Ces derniers sont bourrés de capteurs qui vont analyser en détail l’astéroïde.

Cette semaine, le satellite Hayabusa 2 a réussi à réaliser le rendez-vous avec l’astéroïde Ryugu. Cela a permis au satellite de se placer en orbite autour de Ryugu. Cela a été une parfaite occasion pour prendre en photo l’astéroïde.

Si la mission se déroule normalement, Hayabusa 2 quittera l’orbite de Ryugu en décembre 2019 après avoir fait des prélèvements et ces échantillons reviendront sur la Terre en décembre 2020. Cela nous permettra d’avoir des informations sur la structure et la composition de l’astéroïde.

 

Sources :

https://www.scientificamerican.com/article/japans-hayabusa-2-spacecraft-nears-its-target-the-asteroid-ryugu/

http://www.euronews.com/2018/06/26/japan-s-hayabusa-2-space-probe-snuggles-odd-looking-asteroid-ncna886446

https://fr.wikipedia.org/wiki/Hayabusa₂


Toulouse Space Show : Le Bourget du Spatial !

A l’heure de la relance de la course à l’espace (aussi nommé New Space), les acteurs du domaine spatial se font une coursent pour pouvoir se démarquer et aussi saisir une part de ce marché en pleine explosion. Le Toulouse Space Show qui s’est déroulé entre le 26 juin et le 28 juin a été l’occasion aux différents acteurs de présenter au public les progrès dans ce domaine.

Logo de l’événement. Source : Toulouse Space Show

Les cubesats a été un sujet beaucoup évoqué lors de ce salon. Cela est compréhensible au vu des entreprises qui se lancent dans le secteur du New Space. Nous pouvons citer par exemple l’entreprise OneWeb qui veut placer 640 petits satellites autour de la Terre pour fournir un accès Internet à n’importe quel endroit sur la Terre. Les retombés de ce salon devront se faire ressentir dans les mois à venir.

Sources :

https://www.ladepeche.fr/article/2018/06/12/2816202-toulouse-space-show-veut-emparer-marche-new-space.html

https://www.lesechos.fr/pme-regions/actualite-pme/0301865413977-a-toulouse-lindustrie-spatiale-releve-le-defi-du-new-space-2187070.php

https://actu.fr/occitanie/toulouse_31555/new-space-internationalisation-innovation-toulouse-space-show_17249515.html


JWST : Encore du retard…

Ce jeudi, la NASA a annoncé le retard de lancement du successeur à Hubble, le James Webb Space Telescope. Les retards deviennent de plus en plus critiques. En effet, il y a seulement trois mois, la NASA avait repoussé le lancement pour Mai 2020. L’agence spatiale américaine vient de repousser cela à fin mars 2021.

Cela est dû au retour du Comité de protection des personnes (IRB : Independent Review Board) qui avait annoncé avoir trouvé des erreurs humaines au niveau de la fabrication du télescope. Ces erreurs semblent provenir de maladresse des personnes qui semblent vouloir aller trop vite.

Vue d’artiste du JWST. Source : NASA

Ce retard est d’autant problématique que le coût de développement du télescope a augmenté de 10 %. Nous passons alors d’un budget de 8 milliards de dollars à plus de 8,8 milliards de dollars. Ce coût supplémentaire risque de mal passer pour le congrès américain qui venait tout juste de faire une étude des dépenses pour ce projet.

Sources :

http://spacenews.com/jwst-suffers-another-launch-delay-breaches-cost-cap/

https://www.sciencemag.org/news/2018/06/nasa-s-webb-telescope-delayed-2021


SpaceX : Une petite visite à l’ISS avec un cerveau à son bord

 

Ce vendredi, SpaceX va envoyer son cargo de ravitaillement, la capsule Dragon pour l’ISS, la station spatiale internationale. Cette procédure de ravitaillement de l’ISS est quelque chose qui est en quelque sorte de commun. En effet, ce ravitaillement se fait depuis la mise en place de l’ISS en 1998.

Cependant, la charge utile de ce cargo est un peu particulière. En effet, outre que la capsule Dragon emporte près de 1800 kg d’expériences et environ 1000 kg de ravitaillement, l’ISS va recevoir un nouveau habitant : un tête flottante.

Cimon, l’IA qui va aider les astronautes dans l’ISS. Source : Airbus

Pour être plus précis, Cimon est une IA développée par Airbus qui se base sur le même modèle que l’IA d’IBM, Watson. L’intérêt d’envoyer cet IA est d’aider les astronautes pour les différences démarches à faire. De même, il pourra aider à régler les micro conflits à l’intérieur de l’ISS en faisant des blagues.

Le seul hic à ce cerveau flottant est qu’il n’est pas autonome pour répondre aux questions. En effet, comme pour les IA sur nos smartphones, Cimon a besoin d’être relié à la Terre pour échanger des informations. L’idéal sera qu’il puisse répondre à des questions sans avoir besoin de communiquer avec l’extérieur.

Sources :

https://www.space.com/41028-spacex-launches-cargo-mission-space-station.html

https://www.cbsnews.com/news/spacex-boosts-station-cargo-and-floating-brain-to-orbit/

The Spatial Times : Résumé de la semaine du 1er Juin

Bienvenue à la quatrième édition de The Spatial Times ! Voici le résumé de cette semaine !

Chang’e-4:  En préparation de la visite de la face cachée de la Lune

Dans le domaine de la course à l’espace, la Chine se démarque par sa rapidité à entreprendre des projets ambitieux.

Nous avons pu découvrir cela avec le projet chinois d’observation de la Lune : Chang’e. Ce projet a été initié en 2007 par Chang’e 1, un satellite qui avait comme missions de cartographier et modéliser en 3D une partie de la Lune.

Cette observation de la Lune ne s’est pas arrêtée à une observation avec des satellites. En effet, la Chine a envoyé en 2013 Chang’e, un rover et un astromobile sur la Lune. C’était la première que l’on envoyait un rover sur la Lune depuis les missions Apollo.

C’est dans cette dynamique que la Chine a initié la mission Chang’e 4 avec l’envoi le 20 Mai 2018 du satellite Queqiao. La mission de Chang’e 4 est de se poser au niveau de la face caché de la Lune. Comme la face caché de la Lune n’est pas observable depuis la Terre. L’agence spatiale chinoise (CNSA) a envoyé le satellite Queqiao pour servir de relais. Il sera placé au point de Lagrange L2 au bout de 6 mois de voyage. Cette position permet au satellite d’être immobile dans le référentiel Terre-Lune. Cela donnera la possibilité au CNSA d’avoir une liaison 24h sur 24 de son rover.

 

Vue d’artiste du satellite Queqiao en position L2. Source : CNSA

Chang’e 4 aura à son bord un grand nombre de capteurs. Nous y retrouvons à titre non exhaustive, des caméras, un spectromètre, un sismomètre, un dosimètre (pour mesurer la quantité d’eau présente) et des instruments de mesure pour le champ magnétique de la Lune.

Si le calendrier de lancement est respecté, Chang’e 4 pourra prendre son envol à la fin de l’année 2018.

La mission Chang’e 4 ne sera pas la dernière mission de ce projet. En effet, la Chine a l’intention d’aller encore plus loin pour les prochaines années avec Chang’e 5. Prévu pour 2019, il aura comme mission de récupérer des échantillons du sol lunaire.

 

Sources

https://www.space.com/40715-change-4-mission.html

https://fr.wikipedia.org/wiki/Queqiao

https://fr.wikipedia.org/wiki/Chang%27e_4


Virgin Galactic  : Le second vol pour le SpaceShipTwo

Le 29 mai 2018, la société Virgin Galactic a fait voler le SpaceShipTwo, un avion-fusée au dessus du désert du Mojave (Californie). Ce dernier a pu atteindre la vitesse Mach 1,9 (environ 2250km/h) et a culminé à 34,9km lors d’un vol de 31 secondes.

SpaceShipTwo en pleine phase de vol. Source : MarsScientific.com & Trumbull Studios

Ce vol est le second vol propulsé de l’avion-fusée de Virgin Galactic en moins de deux mois : en effet, le premier à eu lieu le 5 avril, et a duré 30 secondes pour une vitesse maximale de Mach 1,87 (environ 2220km/h) et une altitude de 25,7km. L’obejctif final est de franchir la ligne de Karman en atteignant d’atteindre l’altitude de 110km avec un vol suborbital.

La particularité du projet de Virgin Galatic est qu’il utilise un avion porteur pour transporter un avion-fusée. Cela permet à la compagnie de réduire les coûts et les dépenses énergétiques. En effet, une partie non négligeable du carburant est utilisé pour que les fusées puissent franchir les couches basses de l’atmosphère.

L’entreprise s’est axée très rapidement (depuis 2004) sur le marché du tourisme spatial avec un ticket d’entrée de l’ordre de 125 000$. Cependant, nous pouvons nous interroger sur la viabilité du projet face des entreprises telle que Blue Origin qui rattrape le retard par rapport à Virgin Galatic.

 

Sources

http://www.air-cosmos.com/second-vol-propulse-pour-le-spaceshiptwo-111463

Virgin Galactic’s SpaceShipTwo Launches Second Successful Flight


Apollo 12 : Mort d’Alan Bean

 

Lorsque l’on parle de la conquête spatial durant la Guerre Froide, nous pensons très rapidement à Spoutnik, à Laïka, à Youri Gagarine du côté soviétique et à Neil Armstrong, à Buzz Aldrin et à Michael Collins du côté américain. Mais il y a des personnes qui sont aussi rentrées dans l’histoire même s’ils sont moins connus par le public.

Il y a un parfait exemple, la mission Apollo 12, la mission qui succède à Apollo 11. L’équipage était constitué de Charles Conrad, Richard Gordon et Alan Bean.

Équipage d’Apollo 12. Source : NASA

Cette mission est la première où des astronautes récupère des morceaux d’un engin spatial humain. En effet, ils avaient comme mission de récupérer des  moreaux de la Lune et aussi des morceaux de Surveyor 3 pour étudier l’usure des pièces dans le milieu lunaire.

La particularité de cette mission est que la NASA aurait retrouvé des traces de vie sur les instruments de Surveyor 3. La présence de micro-organismes sur les appareils de l’atterrisseur peut être expliqué par une mauvaise stérilisation du matériel au décollage ou une mauvaise isolation contre le développement de micro-organismes sur les appareils. Cela a été une des rares fois où les astronautes ont dû être placé en quarantaine.

Après avoir accompli sa mission, Alan Bean a participé avec Jack Lousma et Owen Garriot à la mission Skylab 3.  Ils ont pu étudier le comportement du corps humain lors d’un voyage dans une station spatiale pendant plusieurs semaines.

A la suite de cette mission, Alan Bean pris sa retraite en 1981 pour se consacrer à sa deuxième passion, la peinture.

Alan Bean s’est éteint cette semaine, le 26 mai 2018 à l’âge de 86 ans. Il était le dernier astronaute vivant de la mission Apollo 12.

Si vous voulez découvrir plus en profondeur la vie d’Alan Bean, nous vous conseillons de regarder excellente vidéo du youtuber Stardust dont voici le lien.

 

Sources :

https://www.theverge.com/2018/5/28/17402146/alan-bean-nasa-apollo-12-skylab-astronaut-obituary

https://fr.wikipedia.org/wiki/Apollo_12#Objectifs_de_la_mission

 

The Spatial Times : Résumé de la semaine du 25 mai

Bienvenue à la troisième édition de The Spatial Times ! Voici le résumé de cette semaine !

Emdrive : Impossible semble bien impossible 

Nous vivons dans une société qui est en perpétuelle accélération sur les plans scientifiques et techniques.  Un domaine est particulièrement visé par ces progrès : la propulsion spatiale.

Nous avons réussi à propulser des objets à des vitesses qui nous semblent faramineuses (58,000 km/h pour New Horizon) cela devient ridicule face à la grandeur de notre Univers. En effet, malgré l’amélioration des systèmes de propulsion, nous sommes contraints à visiter Mars, notre voisine, en plusieurs mois.

Il y a un projet qui a succité l’intérêt du secteur : le système de propulsion Emdrive.

Photo de profil du Emdrive. Source : http://emdrive.com/

Emdrive, aussi nommé ElectroMagnetic Drive, est un système de propulsion  qui se base sur la résonance provoquée par des ondes électromagnétiques. Ce propulseur possède deux particularités. Premièrement, ce moteur est capable de fournir une poussée à partir de rien de tout. En effet, durant les premiers tests, on a obtenu une poussée entre 40 μN et 100 μN. Deuxièmement, ce moteur est en théorie impossible car d’après nos théories, il est impossible de créer de la force à partir de rien. On se souvient notamment de la phrase « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme » attribuée à Lavoisier (cette citation est une paraphrase de la citation « Rien ne naît ni ne périt, mais des choses déjà existantes se combinent, puis se séparent de nouveau » d’Anaxagore).

C’est en raison du comportement en contradiction avec nos lois qu’une équipe indépendante du TU Dresden (Allemagne) a réétudié l’Emdrive avec les mêmes conditions expérimentales. Ils sont arrivés à la conclusion que la propulsion provoquée est dû au champ magnétique terrestre. Cela implique que le propulseur ne peut fonctionner.

Même si cette première étude met en défaut le propulseur, il est impossible de statuer définitivement sur la faisabilité d’un tel propulseur. Il est nécessaire d’effectuer d’autres études indépendantes pour en avoir le cœur net.

Si vous avez envie de jeter un petit coup d’oeil avec l’étude de TU Dresden, voici le lien de l’étude : https://www.researchgate.net/publication/325177082_The_SpaceDrive_Project_-_First_Results_on_EMDrive_and_Mach-Effect_Thrusters

 

Sources

https://www.space.com/40682-em-drive-impossible-space-thruster-test.html

https://www.livescience.com/32655-whats-the-fastest-spacecraft-ever.html

https://en.wikipedia.org/wiki/RF_resonant_cavity_thruster

https://www.researchgate.net/publication/325177082_The_SpaceDrive_Project_-_First_Results_on_EMDrive_and_Mach-Effect_Thrusters


Zéro absolu : toujours plus proche

 

Paradoxalement, il est possible d’atteindre des températures de millions de degrés Celsius avec les étoiles mais il est impossible de descendre en-dessous du zéro absolu, soit -273,15°C (0 K).

A cette température, aucune particule ne bouge. Elles sont toutes parfaitement immobiles. C’est à cause de cette parfaite immobilité que cette température ne peut pas être atteinte. On ne peut que s’en approcher.

Une des techniques pour s’en approcher est de bloquer une particule avec des lasers dans toutes les directions. Cela permet d’immobiliser une particule pendant un laps de temps. Cependant, la durée de la stabilisation est inférieure à la microseconde. Cela est dû à l’effet de la pesanteur terrestre qui rend cela instable. Pour contrer cette problématique, la NASA Jet Propulsion Laboratory a conçu le Cold Atom Lab.

Cold Atom Lab (CAL) de la NASA. Source : NASA JPL

Cet appareil va pouvoir descendre au dixième de milliardième de degré Kelvin (10-10 K).

De même, afin de maximiser la durée d’observation, la NASA a envoyé l’objet dans l’ISS pour minimiser la pesanteur terrestre. On passe d’une durée inférieure à la microseconde à une dizaine de secondes.

Cette étude va permettre d’étudier plus concrètement la gravité et l’énergie noire.

 

Sources :

https://www.space.com/40631-nasa-coldest-spot-universe-laser-box.html

https://www.jpl.nasa.gov/news/news.php?feature=7126


 

Galaxies : Détection de galaxies sombres

 

De manière générale, les galaxies sont des corps relativement faciles à observer. En effet, elles sont majoritairement composés d’étoiles.

Cependant, il y a une phase où les galaxies sont difficiles à observer, c’est durant leur phase de formation. Durant cette période, il n’y a pas ou peu d’étoiles dans ces galaxies.

Photo de Quasar 3C 273 qui a été utilisé pour détecter les galaxies sombres. Sources : ESA/Hubble & NASA

Cette phase de formation des galaxies est restée aux yeux des astronomes comme un phénomène difficilement observable .

Le département de Physique de ETH Zurich a réussi à observer six galaxies candidates pour être des galaxies sombres. Nous avons détecté ces galaxies grâce à la réflexions de la lumière provenant de quasars, des corps très lumineux.

Cette technique n’est pas nouvelle mais c’est la première fois que l’on arrive à les observer. Cela va nous permettre d’avoir une meilleur compréhension de la formation des galaxies et aussi de la structure de notre Univers.

 

Sources :

http://www.astronomy.com/news/2018/05/shedding-light-on-dark-galaxies

http://iopscience.iop.org/article/10.3847/1538-4357/aab6aa/meta

The Spatial Times : Résumé de la semaine du 18 mai

Bienvenue à la deuxième édition de The Spatial Times ! Voici le résumé de cette semaine !

Lune de Jupiter : On avait détecté de l’eau sur Europe sans le savoir

Notre système solaire est un système qui possède une très grande diversité d’astres. Nous avons en autres, des comètes, des astéroïdes, des lunes, des planètes et une étoile.  De part sa curiosité,  l’être humain a envie de découvrir ses astres et de les explorer. C’est dans cette démarche que la NASA a envoyé en 1989, la sonde spatiale Galileo. Sa mission était de Jupiter et ses lunes (Io, Europe, Ganymède et Callisto) de 1995 à 2003.

Europe : Une des lunes de Jupiter. Source : Satellite Galileo.
Crédit: NASA/JPL-Caltech/SETI Institute

Et c’est durant les passages de la sonde à proximité d’Europe que les capteurs de la sonde ont envoyé des résultats anormaux. C’est au niveau d’un changement important du champ magnétique d’Europe que la variation a été la plus importante. Elle avait été détecté au périapside d’Europe (le point le plus proche de la planète dans l’orbite), c’est-à-dire à 206 km d’altitude.

Ce n’est que récemment qu’une équipe dirigée par Xianzhe Jia de l’Université du Michigan a étudié de nouveau les résultats de Galileo. Dans leur article publié dans Nature, cette équipe a effectué de façon indépendante des simulations pour simuler le comportement l’éruption d’un geyser d’eau lors du passage de la sonde. Elle est arrivée à une concordance entre les résultats et les simulations.

Ces résultats viennent en compléments aux récentes observations d’Europe qui montre la présence de geysers sur Europe par les observations du télescope Hubble.

Ainsi, nous savons que la lune de Jupiter, Europe, est un astre extrêmement intéressant. En effet, elle possède une quantité d’eau liquide très importante (environ 2,16 fois le volume d’eau sur la Terre) et cette quantité d’eau est accessible en passant par les geysers (Europe est composée d’une épaisse couche de glace qui rendait impossible l’exploration de cette dernière). Cela ouvre de nouvelles perspectives sur Europe avec la possibilité de l’explorer en profondeur.

Il est intéressant de noter que notre regard se tourne de plus en plus vers les lunes de Jupiter. En effet, l’ESA, l’agence spatiale européenne a prévu d’envoyer en 2022, JUICE (JUpiter ICy moons Explorer) pour explorer Jupiter, Ganymede, Callisto et Europe. Au final, les astres pouvant potentiellement abriter la vie ne sont pas si rares.

Sources :

https://www.nature.com/articles/s41550-018-0450-z

https://www.space.com/40575-jupiter-moon-europa-plume-galileo-spacecraft.html

https://www.lodyssey.com/des-geysers-deau-decouverte-sur-europe-par-un-engin-spatial-mort-de-la-nasa/

https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/systeme-solaire-nasa-aurait-detecte-geysers-europe-cette-lune-jupiter-maj-64403/

http://sci.esa.int/juice/

 

Etoiles : Modélisation 3D d’un nuage interstellaire

Dans notre Univers, les nuages interstellaire sont très intéressants du fait qu’ils sont à l’origine des étoiles. Cependant, il était difficile pour notre société d’avoir une bonne compréhension de ces derniers car nous avions pas une vue complète de ces nuages.


Le nuage interstellaire à proximité de Musca, NGC 4372 Crédit : Velimir Popov & Emil Ivanov 2013

Cela est désormais révolu, deux astronomes ont réussi à modéliser en 3D le nuage interstellaire de Musca (Alpha Muscae pour être plus précis qui est dans la constellation de la Mouche).  Ces résultats ont pu être réalisé grâce à l’étude des vibrations magnétiques du nuage.  Ils ont découvert que ce nuage interstellaire est 10 fois plus grand par rapport aux estimations.

Cette découverte va pouvoir donner plus d’informations sur les propriétés physiques et chimiques à l’intérieur d’un nuage interstellaire.

 

Sources :

http://www.latimes.com/science/sciencenow/la-sci-sn-interstellar-cloud-3d-20180510-story.html

https://www.space.com/40544-scientists-map-singing-space-cloud.html

 

SpaceX :  Réussite du lancement de la Falcon 9 Block 5

C’est ce 13 mai que la fusée Falcon 9 Block 5 a été lancée avec succès et elle a mis en orbite le premier satellite de télécommunications géostationnaire du Bangladesh, Bangabandhu-1 .

Falcon 9 Block 5 au décollage. Source : SpaceX

Cette fusée est une petite révolution à elle seule. En effet, cette dernière possède un bon nombre d’améliorations qui rendent la Falcon 9 plus performantes. Parmi toutes ces modifications, on peut noter la modification de l’architecture à proximité des réservoirs d’hélium. Cela a été changé à cause de l’accident du 1er Septembre 2016 où une Falcon 9 avait explosé sur le pas de tir. De même, on peut aussi remarquer l’augmentation des moteurs de la Falcon 9 avec une augmentation entre 5% et 8% de la poussée.

Cette nouvelle version de la Falcon 9 pourra désormais emmener des astronautes dans la Station Spatiale Internationale. De même, SpaceX se table sur la production entre 30 et 40 Falcon 9 pour environ 300 missions sur les cinq prochaines années. L’idée de la réutilisation semble vouloir être utilisé au maximum à SpaceX. Espérons que cette volonté de faire plus avec moins de fusée n’entraîne une augmentation des accidents.

Sources :

https://www.space.com/40582-elon-musk-explains-spacex-falcon-9-block-5.html

https://www.nextinpact.com/brief/falcon-9-block-5—lancement-reussi–spacex-va-produire-30-40-fusees-pour-300-missions-sur-5-ans-3885.htm

 

Entreprise privée : La concurrence à SpaceX pointe son nez en Chine

Il semble que l’usine du monde a franchie une nouvelle étape dans la course à l’espace. En effet, le 17 mai, la Chine a réussi à envoyer la première fusée chinoise avec un développement privé.

La fusée « Chongqing Liangjiang Star », développée par OneSpace Technology.  Wan Nan/Chongqing Ribao via REUTERS

Cette fusée développée par OneSpace Technology est capable de placer une charge utile de 100kg à 800 km d’altitude. Cette charge utile peut sembler négligeable face aux fusées européennes et américaines (plus de 8t pour la Falcon 9 V1.0, et  21t pour Ariane 5 en orbite basse) mais il ne faut pas oublier que les performances des premières versions sont plus faibles que les versions suivantes. A titre d’exemple, la fusée Falcon 9 de SpaceX est passée de 8t à 22t  de charges utiles en quelques années. De plus, les pays occidentaux sont sur le marché des fusées depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale grâce aux V2. Par conséquent, les performances de la Chine sont impressionnantes du fait de sa rapidité à rejoindre les autres puissances spatiales.

Malgré cet exploit, il semble que la Chine ne semble pas avoir pris le choix de la réutilisation. En effet, les fusées utilisent une propulsion à propergol solide comme les boosters. Chaque fusée ne réalise qu’un aller simple.Ce choix peut être justifié par le fait que cette propulsion est peu onéreuse mais elle ne permet pas d’avoir un flexibilité telle que la propulsion à propergol liquide.

 

Sources :

https://www.reuters.com/article/us-space-launch-china-onespace/china-launches-first-rocket-designed-by-a-private-company-idUSKCN1II0FK

https://asia.nikkei.com/Politics/China-launches-first-rocket-designed-by-a-private-company

The Spatial Times : Résumé de la semaine du 11 Mai 2018

Bienvenue dans ce nouveau format ! Dans ce format, nous effectuerons des condensés de l’actualité spatiale. Voici le résumé de cette semaine !

ESA : Plus que trois projets en lice pour le  programme scientifique Vision cosmique (M5)

A l’occasion du cinquième programme de classe moyenne du programme scientifique Vision cosmique de l’ESA (aussi nommé M5), 25 projets ont été présenté à l’ESA. en 2016. En 2018, il ne reste plus que trois projets dans la course :

Theseus (Transient High Energy Sky and Early Universe Surveyor)

Theseus est un projet qui vise à étudier les débuts de notre Univers en étudiant les sursauts gamma apparus pendant le premier milliard d’années d’existence de l’Univers. Il a la possibilité d’étudier les ondes gravitationnelles en localisant et en identifiant les radiations émises par des sources détectées.

Vue d’artiste d’un sursaut gamma. Source : NASA

NB : Les sursauts gamma sont des phénomènes très énergétiques. Ils apparaissent lors d’événements comme l’effondrement d’une étoile géante ou la collision entre deux étoiles à neutrons. Ce sont des phénomènes éphémères (quelques secondes à quelques mois) mais ce sont des véritables canons à photons (rayons gamma).

A titre d’exemple,  on a montré que l’extinction de masse de l’Ordovicien-Silurien (environ -440 millions d’années) aurait été causée par un sursaut gamma. Une partie de la couche d’ozone de la Terre aurait été détruite et cela aurait provoqué la mort des êtres vivants très sensibles aux UV et qui aurait découlé en l’extinction d’environ 85% des espèces vivantes.

Spica (SPace Infrared telescope for Cosmology and Astrophysics)

Spica, projet nippo-européen, a pour mission d’étudier l’origine et l’évolution des galaxies, des étoiles, des planètes et de la vie elle-même en effectuant une analyse en infrarouge dans les nuages interstellaires. Cela pourrait venir en améliorer les résultats par rapports aux différents télescopes (Spitzer de la NASA et Herschel de l’ESA) et même venir en complémentarité aux observatoires terrestres comme le grand réseau d’antennes millimétrique/submillimétrique de l’Atacama (ALMA).

Les Piliers de la création prise en fausses couleurs. Source : Hubble

EnVision

Enfin, EnVision a une mission différente des deux autres. En effet, elle vise à étudier notre voisine, Vénus. L’idée est de comprendre pourquoi deux planètes telluriques (principalement constitués de roches) ont évolué de façon si différente. Cela prendrait la suite de la mission à succès Venus Express de l’ESA.

Vénus et la Terre à la bonne échelle. Source : NASA

Ces trois projets seront étudiés en parallèle et le gagnant sera désigné en 2021. Le projet gagnant pourra être lancé en 2032.

 

Sources :

https://www.esa.int/Our_Activities/Space_Science/ESA_selects_three_new_mission_concepts_for_study

https://www.nature.com/news/1998/030922/full/news030922-7.html

NASA : Le James Webb Space Telescope (JWST) a encore des soucis…

Le James Webb Space Telescope. Source : NASA

Le James Webb Space Telescope ou JWST est le digne remplaçant du télescope Hubble. Ce télescope de plus de 8 milliards de dollars est le télescope le plus performant que notre société n’ait jamais fait.

Néanmoins, le JWST accumule des retards techniques (propulseur et bouclier thermique) et cela n’est pas à priori prêt de s’arrêter. En effet, la NASA a détecté fin avril de la visserie qui se serait échappée du cache protégeant le bouclier thermique lors des contrôles qualité. Ces éléments sont cruciaux car des problèmes de visserie peut provoquer la présence d’ouvertures qui pourraient détruire le satellite durant sa phase de lancement.

Malgré ces difficultés techniques et un retard sur le planning (date de lancement initiale : Octobre 2018), la NASA reste confiante sur l’idée de lancer le successeur de Hubble en 2020.

 

Sources :

https://www.cieletespace.fr/actualites/le-jwst-perd-ses-boulons

http://spacenews.com/jwst-suffers-new-problem-during-spacecraft-testing/

 

InSight : Et c’est parti pour Mars !

Lancée ce 5 Mai par la fusée Atlas-V, InSight ou INterior exploration using Seismic Investigations, Geodesy and Heat Transport est une mission de géophysique du Programme Discovery de la NASA.  L’objectif de ce satellite est connaître la structure interne de Mars (sa formation et aussi son activité tectonique).

Vue d’artiste d’Insight. Source : NASA

Pour ce faire,  Insight est équipé de nombreux instruments, tels que le SEIS (Seismic Experiment for Interior Structures), le HP3 (Heat Flow and Physical Properties Package), le RISE (Rotation and Interior Structure Experiment) et deux caméras pour observer l’évolution des expériences.

Le SEIS mesure l’activité tectonique de Mars, ce qui permettra d’en déduire des informations sur sa structure (taille du noyau, épaisseur du manteau…). Le HP3 va étudier vitesse de refroidissement de la planète afin de reconstituer son « histoire thermique ». En effet, chaque planète se refroidit au fur et à mesure. C’est grâce à l’équilibre entre l’apport d’énergie par le Soleil, l’énergie du noyau et le refroidissement du noyau (et aussi une atmosphère) que la Terre possède un foyer propice à la vie. Enfin, RISE mesure les variations de l’axe de rotation de Mars.

Cet atterisseur se posera sur Mars le 26 novembre 2018 et il aura l’occasion d’effectuer sa mission pendant deux années.

Nous vous conseillons de jeter un coup d’œil aux sites du CNES et de la NASA que vous trouverez dans les sources de cet article.

 

Sources :

https://insight.cnes.fr/

https://mars.nasa.gov/insight/mission/overview/

http://www.insu.cnrs.fr/terre-solide/dynamique-interne/noyau-manteau/croissance-tres-singuliere-de-la-graine-dans-le-noyau-d

 

Le satellite Gaia nous offre la carte stellaire la plus complète

Débutée en 2013, la mission Gaia a pour objectif de fournir la carte du ciel la plus détaillée de l’histoire de l’humanité.  Cet objectif est en bon chemin, comme en atteste la publication de la seconde version intermédiaire de ce catalogue le mercredi 25 avril 2018.

Image en couleur de la carte du ciel cartographiée par le satellite Gaia. Source : ESA

Cette mission a permis de collecter un nombre impressionnant de données : la position de 1,7 milliard d’étoiles ainsi que leur brillance, le mouvement propre de 1,3 milliards d’entre elles, de plus que la température de surface de 160 millions d’entre elles. Cette mission a aussi par exemple permis de recenser des informations sur quelques 14.000 astéroïdes présents dans le système solaire, ce qui permet notamment une analyse précise de leurs orbites. L’intégralité des corps stellaires cartographiés ainsi que les informations recueillies sont disponibles à cette adresse.

Ce second catalogue est déjà une avancée significative par rapport au premier catalogue publié le 14 septembre 2016 : en effet, ce premier catalogue n’était pas destiné à répertorier définitivement les corps célestes, du fait d’une quantité de données moindres. L’évolution entre les deux catalogues est illustrée dans cette vidéo :

Différence entre les deux catalogues publiés. Source : ESA

La version finale de ce catalogue est attendue dans la décennie 2020. Avant cette publication finale, d’autres versions intermédiaires encore enrichies des données que Gaia nous aura envoyées d’ici là seront publiées.

Sources :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Gaia_(satellite)

https://www.sciencesetavenir.fr/fondamental/le-satellite-gaia-livre-la-carte-du-ciel-la-plus-complete_123454

http://www.esa.int/Our_Activities/Space_Science/Gaia/Gaia_creates_richest_star_map_of_our_Galaxy_and_beyond

Recherche de la vie extraterrestre : La méthode des transits

En astronomie, une des recherches importantes de notre société est la recherche de forme de vie dans l’Univers. Cette recherche se base actuellement sur la recherche de planètes quasiment identiques à la Terre, les exoplanètes. Pour ce faire, nous utilisons la méthode des transits. Utilisée depuis le Moyen-Age en Europe et en Asie, cette méthode s’appuie sur la variation de luminosité lors du passage d’un astre devant une étoile.

En connaissant, les dimensions de l’étoile, sa luminosité typique de l’étoile et la variation de la luminosité par le passage de l’astre, il est possible de déterminer la taille de la planète et aussi sa période.

Grâce à cette méthode, nous avons réussi à découvrir un grand nombre d’exoplanètes. Il est à noter que cette méthode est limitée par la luminosité de l’étoile. En effet, il est difficile de trouver un astre si l’astre est trop petit par rapport à l’étoile ou si l’étoile est peu lumineuse.

Différentes utilisations de la méthode des transits pour détecter des exoplanètes. Source : NASA

Si on se base sur les déclarations de la NASA, nous avons découvert 3717 exoplanètes (12/04/2018) avec l’ensemble des méthodes de détection que nous avons à notre disposition.

Si vous voulez découvrir l’ensemble des exoplanètes découvertes, nous vous conseillons d’aller sur le site web de la NASA qui regroupe l’ensemble des exoplanètes : https://exoplanetarchive.ipac.caltech.edu/index.html