The Spatial Times : Résumé de la semaine du 18 mai

Bienvenue à la deuxième édition de The Spatial Times ! Voici le résumé de cette semaine !

Lune de Jupiter : On avait détecté de l’eau sur Europe sans le savoir

Notre système solaire est un système qui possède une très grande diversité d’astres. Nous avons en autres, des comètes, des astéroïdes, des lunes, des planètes et une étoile.  De part sa curiosité,  l’être humain a envie de découvrir ses astres et de les explorer. C’est dans cette démarche que la NASA a envoyé en 1989, la sonde spatiale Galileo. Sa mission était de Jupiter et ses lunes (Io, Europe, Ganymède et Callisto) de 1995 à 2003.

Europe : Une des lunes de Jupiter. Source : Satellite Galileo.
Crédit: NASA/JPL-Caltech/SETI Institute

Et c’est durant les passages de la sonde à proximité d’Europe que les capteurs de la sonde ont envoyé des résultats anormaux. C’est au niveau d’un changement important du champ magnétique d’Europe que la variation a été la plus importante. Elle avait été détecté au périapside d’Europe (le point le plus proche de la planète dans l’orbite), c’est-à-dire à 206 km d’altitude.

Ce n’est que récemment qu’une équipe dirigée par Xianzhe Jia de l’Université du Michigan a étudié de nouveau les résultats de Galileo. Dans leur article publié dans Nature, cette équipe a effectué de façon indépendante des simulations pour simuler le comportement l’éruption d’un geyser d’eau lors du passage de la sonde. Elle est arrivée à une concordance entre les résultats et les simulations.

Ces résultats viennent en compléments aux récentes observations d’Europe qui montre la présence de geysers sur Europe par les observations du télescope Hubble.

Ainsi, nous savons que la lune de Jupiter, Europe, est un astre extrêmement intéressant. En effet, elle possède une quantité d’eau liquide très importante (environ 2,16 fois le volume d’eau sur la Terre) et cette quantité d’eau est accessible en passant par les geysers (Europe est composée d’une épaisse couche de glace qui rendait impossible l’exploration de cette dernière). Cela ouvre de nouvelles perspectives sur Europe avec la possibilité de l’explorer en profondeur.

Il est intéressant de noter que notre regard se tourne de plus en plus vers les lunes de Jupiter. En effet, l’ESA, l’agence spatiale européenne a prévu d’envoyer en 2022, JUICE (JUpiter ICy moons Explorer) pour explorer Jupiter, Ganymede, Callisto et Europe. Au final, les astres pouvant potentiellement abriter la vie ne sont pas si rares.

Sources :

https://www.nature.com/articles/s41550-018-0450-z

https://www.space.com/40575-jupiter-moon-europa-plume-galileo-spacecraft.html

https://www.lodyssey.com/des-geysers-deau-decouverte-sur-europe-par-un-engin-spatial-mort-de-la-nasa/

https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/systeme-solaire-nasa-aurait-detecte-geysers-europe-cette-lune-jupiter-maj-64403/

http://sci.esa.int/juice/

 

Etoiles : Modélisation 3D d’un nuage interstellaire

Dans notre Univers, les nuages interstellaire sont très intéressants du fait qu’ils sont à l’origine des étoiles. Cependant, il était difficile pour notre société d’avoir une bonne compréhension de ces derniers car nous avions pas une vue complète de ces nuages.


Le nuage interstellaire à proximité de Musca, NGC 4372 Crédit : Velimir Popov & Emil Ivanov 2013

Cela est désormais révolu, deux astronomes ont réussi à modéliser en 3D le nuage interstellaire de Musca (Alpha Muscae pour être plus précis qui est dans la constellation de la Mouche).  Ces résultats ont pu être réalisé grâce à l’étude des vibrations magnétiques du nuage.  Ils ont découvert que ce nuage interstellaire est 10 fois plus grand par rapport aux estimations.

Cette découverte va pouvoir donner plus d’informations sur les propriétés physiques et chimiques à l’intérieur d’un nuage interstellaire.

 

Sources :

http://www.latimes.com/science/sciencenow/la-sci-sn-interstellar-cloud-3d-20180510-story.html

https://www.space.com/40544-scientists-map-singing-space-cloud.html

 

SpaceX :  Réussite du lancement de la Falcon 9 Block 5

C’est ce 13 mai que la fusée Falcon 9 Block 5 a été lancée avec succès et elle a mis en orbite le premier satellite de télécommunications géostationnaire du Bangladesh, Bangabandhu-1 .

Falcon 9 Block 5 au décollage. Source : SpaceX

Cette fusée est une petite révolution à elle seule. En effet, cette dernière possède un bon nombre d’améliorations qui rendent la Falcon 9 plus performantes. Parmi toutes ces modifications, on peut noter la modification de l’architecture à proximité des réservoirs d’hélium. Cela a été changé à cause de l’accident du 1er Septembre 2016 où une Falcon 9 avait explosé sur le pas de tir. De même, on peut aussi remarquer l’augmentation des moteurs de la Falcon 9 avec une augmentation entre 5% et 8% de la poussée.

Cette nouvelle version de la Falcon 9 pourra désormais emmener des astronautes dans la Station Spatiale Internationale. De même, SpaceX se table sur la production entre 30 et 40 Falcon 9 pour environ 300 missions sur les cinq prochaines années. L’idée de la réutilisation semble vouloir être utilisé au maximum à SpaceX. Espérons que cette volonté de faire plus avec moins de fusée n’entraîne une augmentation des accidents.

Sources :

https://www.space.com/40582-elon-musk-explains-spacex-falcon-9-block-5.html

https://www.nextinpact.com/brief/falcon-9-block-5—lancement-reussi–spacex-va-produire-30-40-fusees-pour-300-missions-sur-5-ans-3885.htm

 

Entreprise privée : La concurrence à SpaceX pointe son nez en Chine

Il semble que l’usine du monde a franchie une nouvelle étape dans la course à l’espace. En effet, le 17 mai, la Chine a réussi à envoyer la première fusée chinoise avec un développement privé.

La fusée « Chongqing Liangjiang Star », développée par OneSpace Technology.  Wan Nan/Chongqing Ribao via REUTERS

Cette fusée développée par OneSpace Technology est capable de placer une charge utile de 100kg à 800 km d’altitude. Cette charge utile peut sembler négligeable face aux fusées européennes et américaines (plus de 8t pour la Falcon 9 V1.0, et  21t pour Ariane 5 en orbite basse) mais il ne faut pas oublier que les performances des premières versions sont plus faibles que les versions suivantes. A titre d’exemple, la fusée Falcon 9 de SpaceX est passée de 8t à 22t  de charges utiles en quelques années. De plus, les pays occidentaux sont sur le marché des fusées depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale grâce aux V2. Par conséquent, les performances de la Chine sont impressionnantes du fait de sa rapidité à rejoindre les autres puissances spatiales.

Malgré cet exploit, il semble que la Chine ne semble pas avoir pris le choix de la réutilisation. En effet, les fusées utilisent une propulsion à propergol solide comme les boosters. Chaque fusée ne réalise qu’un aller simple.Ce choix peut être justifié par le fait que cette propulsion est peu onéreuse mais elle ne permet pas d’avoir un flexibilité telle que la propulsion à propergol liquide.

 

Sources :

https://www.reuters.com/article/us-space-launch-china-onespace/china-launches-first-rocket-designed-by-a-private-company-idUSKCN1II0FK

https://asia.nikkei.com/Politics/China-launches-first-rocket-designed-by-a-private-company

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