The Spatial Times : Résumé de la semaine du 11 Mai 2018

Bienvenue dans ce nouveau format ! Dans ce format, nous effectuerons des condensés de l’actualité spatiale. Voici le résumé de cette semaine !

ESA : Plus que trois projets en lice pour le  programme scientifique Vision cosmique (M5)

A l’occasion du cinquième programme de classe moyenne du programme scientifique Vision cosmique de l’ESA (aussi nommé M5), 25 projets ont été présenté à l’ESA. en 2016. En 2018, il ne reste plus que trois projets dans la course :

Theseus (Transient High Energy Sky and Early Universe Surveyor)

Theseus est un projet qui vise à étudier les débuts de notre Univers en étudiant les sursauts gamma apparus pendant le premier milliard d’années d’existence de l’Univers. Il a la possibilité d’étudier les ondes gravitationnelles en localisant et en identifiant les radiations émises par des sources détectées.

Vue d’artiste d’un sursaut gamma. Source : NASA

NB : Les sursauts gamma sont des phénomènes très énergétiques. Ils apparaissent lors d’événements comme l’effondrement d’une étoile géante ou la collision entre deux étoiles à neutrons. Ce sont des phénomènes éphémères (quelques secondes à quelques mois) mais ce sont des véritables canons à photons (rayons gamma).

A titre d’exemple,  on a montré que l’extinction de masse de l’Ordovicien-Silurien (environ -440 millions d’années) aurait été causée par un sursaut gamma. Une partie de la couche d’ozone de la Terre aurait été détruite et cela aurait provoqué la mort des êtres vivants très sensibles aux UV et qui aurait découlé en l’extinction d’environ 85% des espèces vivantes.

Spica (SPace Infrared telescope for Cosmology and Astrophysics)

Spica, projet nippo-européen, a pour mission d’étudier l’origine et l’évolution des galaxies, des étoiles, des planètes et de la vie elle-même en effectuant une analyse en infrarouge dans les nuages interstellaires. Cela pourrait venir en améliorer les résultats par rapports aux différents télescopes (Spitzer de la NASA et Herschel de l’ESA) et même venir en complémentarité aux observatoires terrestres comme le grand réseau d’antennes millimétrique/submillimétrique de l’Atacama (ALMA).

Les Piliers de la création prise en fausses couleurs. Source : Hubble

EnVision

Enfin, EnVision a une mission différente des deux autres. En effet, elle vise à étudier notre voisine, Vénus. L’idée est de comprendre pourquoi deux planètes telluriques (principalement constitués de roches) ont évolué de façon si différente. Cela prendrait la suite de la mission à succès Venus Express de l’ESA.

Vénus et la Terre à la bonne échelle. Source : NASA

Ces trois projets seront étudiés en parallèle et le gagnant sera désigné en 2021. Le projet gagnant pourra être lancé en 2032.

 

Sources :

https://www.esa.int/Our_Activities/Space_Science/ESA_selects_three_new_mission_concepts_for_study

https://www.nature.com/news/1998/030922/full/news030922-7.html

NASA : Le James Webb Space Telescope (JWST) a encore des soucis…

Le James Webb Space Telescope. Source : NASA

Le James Webb Space Telescope ou JWST est le digne remplaçant du télescope Hubble. Ce télescope de plus de 8 milliards de dollars est le télescope le plus performant que notre société n’ait jamais fait.

Néanmoins, le JWST accumule des retards techniques (propulseur et bouclier thermique) et cela n’est pas à priori prêt de s’arrêter. En effet, la NASA a détecté fin avril de la visserie qui se serait échappée du cache protégeant le bouclier thermique lors des contrôles qualité. Ces éléments sont cruciaux car des problèmes de visserie peut provoquer la présence d’ouvertures qui pourraient détruire le satellite durant sa phase de lancement.

Malgré ces difficultés techniques et un retard sur le planning (date de lancement initiale : Octobre 2018), la NASA reste confiante sur l’idée de lancer le successeur de Hubble en 2020.

 

Sources :

https://www.cieletespace.fr/actualites/le-jwst-perd-ses-boulons

http://spacenews.com/jwst-suffers-new-problem-during-spacecraft-testing/

 

InSight : Et c’est parti pour Mars !

Lancée ce 5 Mai par la fusée Atlas-V, InSight ou INterior exploration using Seismic Investigations, Geodesy and Heat Transport est une mission de géophysique du Programme Discovery de la NASA.  L’objectif de ce satellite est connaître la structure interne de Mars (sa formation et aussi son activité tectonique).

Vue d’artiste d’Insight. Source : NASA

Pour ce faire,  Insight est équipé de nombreux instruments, tels que le SEIS (Seismic Experiment for Interior Structures), le HP3 (Heat Flow and Physical Properties Package), le RISE (Rotation and Interior Structure Experiment) et deux caméras pour observer l’évolution des expériences.

Le SEIS mesure l’activité tectonique de Mars, ce qui permettra d’en déduire des informations sur sa structure (taille du noyau, épaisseur du manteau…). Le HP3 va étudier vitesse de refroidissement de la planète afin de reconstituer son « histoire thermique ». En effet, chaque planète se refroidit au fur et à mesure. C’est grâce à l’équilibre entre l’apport d’énergie par le Soleil, l’énergie du noyau et le refroidissement du noyau (et aussi une atmosphère) que la Terre possède un foyer propice à la vie. Enfin, RISE mesure les variations de l’axe de rotation de Mars.

Cet atterisseur se posera sur Mars le 26 novembre 2018 et il aura l’occasion d’effectuer sa mission pendant deux années.

Nous vous conseillons de jeter un coup d’œil aux sites du CNES et de la NASA que vous trouverez dans les sources de cet article.

 

Sources :

https://insight.cnes.fr/

https://mars.nasa.gov/insight/mission/overview/

http://www.insu.cnrs.fr/terre-solide/dynamique-interne/noyau-manteau/croissance-tres-singuliere-de-la-graine-dans-le-noyau-d

 

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